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Le marché mondial des céréales sous pression

Les céréales destinées à l’exportation voient leurs prix maintenus sous haute pression. Trois facteurs extérieurs sont en cause: le cours du pétrole et le prix du fret et les niveaux de stocks importants.

Le marché des céréales est depuis plusieurs semaines sous haute pression. Et il devrait le rester à court et moyen terme. Selon FranceAgriMer, trois facteurs extérieurs viennent s’ajouter à l’abondance de l’offre mondiale due aux stocks record.

Le prix du pétrole d’abord. Les principaux pays producteurs du Moyen-Orient ont laissé les robinets grands ouverts, contribuant à la chute vertigineuse des prix de l’or noir. En un an, entre février 2015 et février 2016, le cours du baril a chuté de 42 %, a indiqué TNC.

Depuis fin décembre, le cours du brent se cantonne dans une fourchette comprise entre 30 et 35 $/baril. Et n’a ainsi jamais été aussi bas ces dix dernières années. On est bien loin des 65 $/baril de mai 2015 et surtout des 110 $/baril de la longue période fin 2011-début 2015.

A 30 $/baril, le prix plancher ne semble pas encore acquis à 100 %, mais des mesures de gel de la production chez les pays pétroliers sont en pourparlers, selon la même source.

Le prix du carburant historiquement bas contribue, de manière générale, à faciliter la machine exportatrice de l’économie mondiale, et donc à exporter des céréales. Cela booste d’autant le commerce international que le fret s’en trouve lui aussi à des tarifs bradés. Selon le CIC (Conseil international des céréales), le Baltic Dry Index (BDI), indice mesurant le coût du fret maritime, est passé de 1 200 points en août 2015 à moins de 300 en février 2016. Lui aussi a atteint son plus bas niveau de ces dix dernières années. Avant la crise de 2009, l’indice avait explosé à plus de 9 000 points.

Le faible coût pour transporter les céréales d’un continent à l’autre n’est pas seulement dû aux prix soldés du pétrole, explique la source d’information ajoutant que le ralentissement de la demande chinoise en matières premières, même de seulement 2 ou 3 %, contribue à laisser les vraquiers sans activité. Et ces derniers viennent gonfler une flotte maritime déjà en excès.

Pour les céréales européennes et plus particulièrement françaises, il reste le facteur déterminant de la parité euro-dollar. A 1,1 $, l’euro est lui aussi sous pression à cause des risques multiples qui pèsent sur l’UE et son avenir. La faiblesse de la croissance, la crise migratoire sans précédent, la remise en cause de l’espace Schengen, mais aussi le toujours possible « Brexit » constituent autant de menaces que les opérateurs du marché des céréales doivent appréhender.

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