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Un hyménoptère identifié pour lutter contre Drosophila suzukii

Des études sont en cours pour parasiter Drosophila suzukii.

Les chercheurs de l’Institut Sophia Agrobiotech à Sophia Antipolis (Centre Inra PACA), en collaboration avec le Centre for Agricultural Bioscience International (CABI) en Suisse et des Universités japonaises et chinoises, ont mené des prospections afin d’identifier les ennemis naturels de Drosophila suzukii dans sa région d’origine.

Ravageur redoutable de petits fruits rouges et de fruits à noyau, Drosophila suzukii a été détectée en France en 2010. Cette minuscule mouche originaire d’Asie du Sud-Est est aujourd’hui présente sur l’ensemble du territoire. La femelle pond ses œufs sous la peau du fruit et les larves éclosent et se développent à l’intérieur du fruit.

Face aux dégâts provoqués par D. suzukii et son fort potentiel invasif, les chercheurs de l’Inra se sont rapidement mobilisés pour étudier ce ravageur et mettre au point des solutions de biocontrôle comme la lutte biologique par acclimatation.

Il s’agissait plus précisément de caractériser les communautés d’insectes parasitoïdes (insectes dont le développement se fait aux dépens d’un hôte qui est généralement tué) associées à ce ravageur. Ces recherches sur le terrain ont permis l’identification d’au moins 8 espèces d’hyménoptères parasitoïdes dont certaines ont été ramenées en Europe (France et Suisse) afin de faire l’objet d’investigations plus poussées dans des conditions de confinement élevées. Ces études ont notamment consisté à préciser certains traits de la biologie de ces insectes, en particulier au regard de leur spécificité parasitaire.

Les résultats préliminaires sont plutôt encourageants puisqu’un des candidats, appartenant au genre Ganaspis, montre une nette préférence à attaquer D. suzukii seulement lorsqu’elle se trouve associée à des fruits frais. Cette spécialisation écologique est importante puisque, contrairement aux autres espèces de drosophiles qui se développent sur des fruits en décomposition, D. suzukii préfère quant à elle les fruits en maturation.

Ces recherches doivent toutefois être poursuivies et validées avant qu’une éventuelle demande d’autorisation d’introduction dans l’environnement soit déposée auprès des Ministères de l’Agriculture et de l’Environnement. Sous réserve d’une évaluation favorable, ces prochaines étapes pourraient se dérouler dans le cadre d’un projet récemment déposé à l’occasion de l’Appel à Projet Casdar « Innovations et Partenariat 2018 » coordonné par le CTIFL.

Avec l’INRA France

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