La pression du Criquet pèlerin a nettement diminué au Maroc en juillet 2026, selon le dernier bulletin de la FAO. Après 87 363 hectares traités en juin, les opérations ont concerné 2 375 hectares en juillet, tandis qu’aucun criquet n’a été observé après le milieu du mois.
Une nette amélioration après plusieurs mois de lutte
La situation acridienne s’est sensiblement améliorée au Maroc au cours du mois de juillet 2026. Dans son Bulletin sur le Criquet pèlerin n°574, publié le 5 août, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture indique que les groupes d’adultes et les populations solitaires ont diminué dans le Royaume. Aucun criquet n’a été observé après la mi-juillet.
Les équipes marocaines ont traité 2 375 hectares au cours du mois. Le Maroc concentre ainsi la quasi-totalité des 2 435 hectares couverts par les opérations de lutte dans la région occidentale, contre 60 hectares en Algérie.
Cette situation contraste fortement avec celle de juin. Le précédent bulletin de la FAO faisait alors état de groupes d’adultes immatures largement répartis au Maroc. Les opérations nationales avaient couvert 87 363 hectares, dont 33 500 hectares par traitement aérien. Entre juin et juillet, les surfaces traitées au Maroc ont donc reculé d’environ 97 %.
Les hectares traités ne correspondent pas à des dégâts
La superficie traitée désigne les zones sur lesquelles des opérations de lutte ont été réalisées. Elle ne correspond ni à une superficie agricole détruite ni à une estimation des pertes de récolte. Aucun bilan chiffré des éventuels dommages agricoles provoqués par cet épisode n’apparaît dans le bulletin de juillet.
La diminution des interventions ne suffit pas non plus, à elle seule, à mesurer l’évolution des populations. Dans ce cas, elle est toutefois cohérente avec les résultats des prospections rapportés par la FAO, qui signalent une baisse des criquets présents et l’absence d’observations après la moitié du mois.
La surveillance reste nécessaire
L’amélioration enregistrée au Maroc ne signifie pas que le risque acridien a disparu à l’échelle régionale. La FAO maintient la région occidentale au niveau « prudence ». La reproduction estivale doit se poursuivre en Mauritanie et, à une échelle plus réduite, dans d’autres secteurs du Sahel.
Les prévisions saisonnières publiées par l’organisation signalent également un risque de reprise des foyers dans la région occidentale à partir de septembre si les conditions écologiques deviennent favorables. Pour le Maroc, l’enjeu consiste donc à maintenir les prospections dans les zones exposées et la coordination avec les pays voisins.
Pour les producteurs, les chiffres disponibles témoignent d’une amélioration réelle, sans permettre de conclure à la fin définitive de l’épisode. La surveillance des déplacements et des zones de reproduction demeure déterminante pour intervenir avant la formation de bandes larvaires ou de nouveaux groupes d’adultes.

