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Arganier: importants investissements pour la filière

Arganier: Gros investissement pour une grande filière.

L’arganier, arbre endémique du Sud Atlantique marocain, et une des filières qui suscite un important intérêt du Plan Maroc vert, bénéficie d’un projet de 2,8 MMDH dont l’accord a été signé en 2011 pour qualifier le domaine de l’arganier sur une période de 10 ans.

Un accord de 2,8 milliards de dirhams a été signé entre la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’arganier (FIMARGANE) et le gouvernement en 2011, en vertu duquel l’Etat s’engage à qualifier le domaine de l’arganier sur une période de 10 ans. Le directeur général de l’ANDZOA, Brahim Hafidi, a expliqué, à l’ouverture du troisième congrès international sur l’arganier organisé à Agadir du 17 au 19 décembre dernier, que l’un des objectifs ambitieux du contrat-programme est la qualification de 200 000 hectares de l’arganier, outre l’amélioration de la production de l’huile d’argan pour atteindre les 10 000 tonnes en 2020 au lieu de 4.000 tonnes produites actuellement.

Latifa Yaakoubi, directrice de projet à l’ANDZOA, a précisé que cet accord est mis en œuvre en partenariat avec le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, l’Institut national de la recherche agronomique, les délégations régionales de l’agriculture, la FIMARGANE et la Fédération nationale des ayant-droits exploitants de l’arganier.

Elle a relevé, dans une déclaration à la MAP, que ce programme, entamé en 2013, vise à travers une approche participative et inclusive à qualifier une superficie de 12000 hectares, l’objectif étant de booster l’investissement dans l’arganier, qui fait partie du pilier II du Plan Maroc Vert destiné à l’agriculture solidaire.

En effet, l’investissement dans l’agraniculture connaît un intérêt de plus en plus croissant, notamment dans des exploitations modernes sur une superficie de près de 3 000 ha.

Ainsi en est-il du lancement, le 17 décembre dernier dans la commune rurale de Rasmouka (province de Tiznit), par le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, de la première initiative en son genre avec un budget d’environ 72 millions de dirhams entre 2015 et 2019.

Cette approche dynamique ne peut que donner un nouvel essor à l’arganiculture où le souci économique s’accommode parfaitement de la sauvegarde de l’environnement, surtout que l’Arganeraie a été déclarée par l’UNESCO, en décembre 1998, première Réserve de biosphère du Maroc.

De Safi à la frange saharienne, l’arganier a constamment surpris par sa résilience et sa capacité à défier les changements climatiques, au grand avantage des populations locales tant sur le plan nutritionnel que diététique, voire même cosmétique.

Cet intérêt pour l’arganier, qui grandit de jour en jour, revient à la moitié des années 90 du siècle dernier, période où on a orienté le travail de restructuration des associations féminines spécialisées dans la production et la commercialisation de l’huile d’argan. Cette dynamique s’est poursuivie au fil des ans, tant et si bien que ce tissu associatif compte, aujourd’hui, plus de 150 sociétés, 300 coopératives dont une partie est structurée en 8 groupements d’intérêt économiques, selon des données de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes de l’Arganier (ANDZOA).

Avec MAP

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