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Khénifra lancement de plusieurs projets investissement agriculture
Amandier - Ph : DR

L’amandier fait face à la sécheresse

La filière de l’amandier s’érige en levier de développement agricole face à la sécheresse.

Du fait de la résilience de l’amandier face à la sécheresse qui menace la saison agricole, ce produit s’érige en levier de développement des zones montagneuses. En effet, l’amandier fait exception à cette saison difficile pour la campagne agricole comme l’indique un excellent article de Medias24. Le premier Vice-président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (rural) ne cache pas sa joie de constater la bonne floraison des arbres, augure d’une bonne récolte. 

Seule ombre à ce tableau, la disparition des colonies d’abeilles dans certaines régions. Or, celles-ci sont des agents de la politisation des arbres. Face à cela, les exploitants isolent des ruches entre les rangées d’arbres afin de faciliter leur travail.

Il faut noter que la filière de l’amandier au Maroc est dominée par les variétés locales « beldi ». Si l’on tient compte de la rapidité de floraison, la variété qui vient en premier est la Marcona, et la Fournat de Breznaud comme pollinisateur. La floraison de ces variétés débute tôt dans le mois de février.

Quant à la floraison tardive, elle intervient entre la mi-février et le début du mois de mars. Ici, les variétés dominantes sont la Ferragnes et la Ferraduel. Celles-ci ont ainsi l’avantage d’échapper au risque de gelée printanière. La population d’amandiers comprend également des variétés recommandées par l’INRA pour les futurs projets en cours de réalisation.

“Avec l’olivier, l’amandier est la deuxième espèce à résister face au froid hivernal et à la sécheress.”

Après l’olivier, l’amandier est la seconde espèce à faire preuve d’une résilience exceptionnelle face à la sécheresse et s’adapter parfaitement au froid hivernal. C’est d’ailleurs pourquoi il est cultivé à grande échelle avec l’olivier dans les programmes de plantation des régions au relief accidenté développés par l’INRA, dans le cadre de l’initiative Projet de développement du Rif occidental, projets intégrés et opérationnel de défense et restauration des sols.

L’instauration du Plan Maroc Vert, a permis d’étendre cette dynamique via le programme de reconversion des cultures vivrières en arboriculture fruitière, notamment dans les régions montagneuses, la région rifaine et le piémont du Haut Atlas, ainsi que les zones du Sud possédant un climat aride ou semi-aride.

La superficie totale du verger d’amandiers avoisine 190 000 hectares, garantissant ainsi une production supérieure à 120 000 tonnes (chiffres réalisés lors de la campagne 2019-2020). Ce qui fait du Maroc, quatrième producteur mondial, derrière les États-Unis, l’Espagne et l’Iran, selon la FAO.

L’essentiel des vergers traditionnels se trouvent dans les zones montagneuses, tandis que les vergers modernes sont localisés dans les provinces de Fès-Meknès, Beni Mellal, Azilal, Marrakech, Safi et Essaouira. La région de Meknès se distingue en totalisant à elle seule, le tiers de la production nationale, bien que sa superficie d’exploitation ne représente que 6 % du total des plantations d’amandiers.

En termes de superficie, la région de Taza est devant. Pour booster sa production, elle a adopté associant extension des plantations, valorisation de la production et organisation professionnelle pour la promotion de la filière des amandes. Ce qui a permis à la zone de générer un chiffre d’affaires annuel de près de 650 millions de dirhams, selon les statistiques données par la Direction régionale de l’agriculture de Taza. Sa superficie de production à atteint les 26 000 hectares pour une production annuelle estimée à 52 000 tonnes d’amandes avec coques.

Concernant la valorisation, une unité de traitement des amandes à été mise en service à Ras El Ma. Le coût global de l’opération s’élève à 5.5 millions de DH et l’unité possède une capacité de traitement de 500 kg par heure. L’unité devrait bénéficier à 1 700 petits exploitants.

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