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Marrakech: La 2e édition de la Conférence Internationale du Sucre

Ouverture à Marrakech de la 2e édition de la Conférence Internationale du Sucre.

La ville de Marrakech a abrité, aujourd’hui, la Conférence Internationale du Sucre, placée sous le thème «Une filière sucrière africaine intégrée et compétitive : Rêve ou Réalité».

Le Secrétaire Général du ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, M. Mohammed Sadiki, a présidé le mercredi 22 février 2017 à Marrakech, l’ouverture officielle de la Conférence, en présence du Président de l’Organisation Internationale du Sucre, du Président de la Confédération Marocaine de l’Agriculture et du Développement Rural, du Président de l’Association Professionnelle Sucrière et du Président de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Sucre.

Le choix de la thématique autour de la filière sucrière africaine dénote de la place qu’occupe de plus en plus le continent africain, concrétisée par les visites d’État effectuées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu l’assiste, dans plusieurs pays africains et la signature de nombreux accords et conventions de coopération dans divers domaines dont l’agriculture.

Cette manifestation traduit la dynamique d’échange et de partage des expériences entre les participants des différents pays et met en exergue les progrès réalisés à l’échelle mondiale sur les plans technique et commercial pour le secteur sucrier et dérivés, les potentialités et les opportunités offertes ainsi que les propositions pour un meilleur développement durable de ce secteur.

Dans son allocution d’ouverture, M. Sadiki a mis l’accent sur l’intérêt accordé par le Maroc au développement de la filière sucrière, compte tenu de son rôle et sa contribution à la sécurité alimentaire, à la dynamisation de l’économie et à la création d’emplois dans les domaines agricole et industriel.

L’effort déployé par notre pays depuis le lancement du Plan Maroc Vert traduit l’importance accordée à la mise à niveau et à la modernisation des filières de production via une approche filière, et la mise en place d’un cadre contractuel entre l’Etat et les interprofessions.

Un contrat programme avait été signé pour la période 2008-2013 entre le Gouvernement et la FIMASUCRE, avec pour objectif principal l’amélioration du taux de couverture des besoins de consommation par la production locale. Par ailleurs, la FIMASUCRE a été la première interprofession à être reconnue dans le cadre de la mise en conformité avec la loi 03-12 relative aux interprofessions agricoles et halieutiques.

Ces efforts ont été couronnés depuis octobre 2016 par une amélioration des performances techniques de la filière, notamment en matière d’utilisation de la semence monogerme de la betterave, d’amélioration du taux de mécanisation des semis, de la récolte et de rendement en sucre à l’hectare et de réalisation des investissements pour la modernisation de l’outil industriel d’extraction et de raffinage du sucre.

En matière de production de sucre blanc à partir des plantes sucrières locales (canne et betterave à sucre), des résultats positifs ont été obtenus en 2016, pour atteindre 607 000 Tonnes, soit un  taux de couverture de 50% contre 30% comme moyenne de la période 2010-2014.

Le Maroc dispose aujourd’hui d’une capacité de production de sucre blanc raffiné de 1,65 millions de Tonnes, dépassant les besoins actuels du marché intérieur, estimés à 1,25 millions de Tonnes, avec un produit qui répond aux standards de qualité les plus exigeants.

Au Maroc, la filière sucrière avec les cultures de la betterave et de la canne à sucre, revêt une importance considérable et joue un rôle stratégique dans l’économie du pays. Elle permet l’amélioration de la balance commerciale et du PIBA, la création de 8 millions journées de travail par an à l’amont de la filière et 10.000 emplois permanents dans l’industrie et les services de transport et de commerce.

La filière sucrière est une filière intégrée, avec un modèle reposant à la fois, sur l’activité d’extraction du sucre à partir des plantes sucrières, et le raffinage du sucre brut importé.

L’organisation de cette Conférence pour la seconde fois, ne peut que consolider les efforts fournis par notre pays dans le développement de la filière sucrière à travers l’échange d’expériences dans le cadre d’une coopération étroite avec la communauté internationale du sucre.

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