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Le Maroc place l’économie d’eau au centre de ses préoccupations

La production agricole pourrait être basse pendant le Ramadan si la sécheresse persistait, selon le Ministre de l’agriculture.

Le 5 avril, le Ministre de l’agriculture, Mohamed Sadiki, a présenté la stratégie Génération Green 2020-2030. Ce dernier a souligné l’importance d’améliorer le chiffre d’affaires du secteur agricole tout en réduisant la consommation d’eau, en réponse au changement climatique et à l’inflation des produits alimentaires.

La gestion des ressources hydriques sera un élément clé de cette stratégie, visant à doubler le produit intérieur brut par mètre cube d’eau utilisé, afin d’atteindre un PIB agricole de 250 milliards de dirhams, contre 126 milliards actuellement.

Malgré les épisodes de sécheresse au Maroc, M. Sadiki a exprimé la nécessité d’allier économie d’eau et productivité à haute valeur ajoutée dans le secteur agricole. Bien que la tâche soit difficile, plusieurs actions sont envisagées pour relever ce défi. Cependant, l’irrigation à partir des barrages a été suspendue dans plusieurs provinces agricoles en raison de la nécessité d’assurer l’approvisionnement en eau potable, a communiqué Médias24.

Concernant la problématique de la sécheresse, plusieurs actions sont envisagées actuellement au Maroc, notamment l’augmentation des superficies irriguées et le développement de l’irrigation localisée sur 600 000 hectares pour économiser 2 MMm3 d’eau par an. En outre, le Ministère place de grands espoirs dans les stations de dessalement d’eau de mer pour l’irrigation, mais le coût de production reste élevé. Une station de dessalement sera mise en place à Dakhla avec un coût réduit de 2,50 DH par m3 grâce à un parc éolien.

D’après la même source, le Ministère prévoit d’améliorer la gestion des ressources en eau réservées à l’irrigation pour faire face aux changements climatiques. Il cherche également à promouvoir des techniques agricoles modernes pour améliorer la production et à se concentrer sur des cultures à haute valeur ajoutée mais peu gourmandes en eau, telles que les arbres fruitiers. Enfin, une transition énergétique vers des sources d’énergie renouvelables est envisagée pour au moins 20 % des superficies irriguées. Pour les cultures annuelles résilientes au changement climatique, le Royaume privilégie l’orge, le quinoa, le blé dur, le cacao, le sorgho, le millet et les légumineuses. À présent, le Ministère a cessé les subventions à l’irrigation pour les cultures d’avocats, d’agrumes et de pastèques, mais cela n’a pas empêché les agriculteurs d’investir dans ces cultures.

Enfin, le Maroc cherche à atteindre un équilibre entre les impératifs agricoles et la sécurité alimentaire. Il souhaite encourager les petits et moyens agriculteurs à poursuivre leur activité tout en évitant une hausse des prix des produits alimentaires. Cependant, l’objectif n’a pas encore été atteint en raison de l’inflation importée et des effets du changement climatique, qui ont augmenté les prix à la production. La vague de froid de début 2023 a également eu un impact négatif sur la production agricole, en particulier pour les tomates et les pommes de terre. M. Sadiki a averti que la production agricole pourrait être basse pendant le Ramadan si la sécheresse persistait.

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