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“L’Afrique est une solution” selon Mostapha Terrab (OCP)

La “Révolution Verte” devient urgente pour l’Afrique

A l’horizon 2050, la population africaine doit doubler. Ainsi 2 milliards de personnes devront être nourries, selon tous les experts, il est grand temps pour l’Afrique de mettre en place sa «Révolution verte».

Révolution verte, la solution pour l’avenir une vraie politique agricole

Lors de la 4ème édition des “Atlantic Dialogues” organisée par OCP Policy Center pour le panel  «Conduire une Révolution verte en Afrique», les pays africains sont encore et toujours en train de chercher un modèle de «Révolution verte». Les politiques agricoles longtemps délaissées par les dirigeants africains avaient été remises au goût du jour avec la crise alimentaire de 2008, poussée par les fortes hausses des cours des produits agricoles de base. Les puissances occidentales ont largement contribué à tuer l’agriculture africaine à force de profiter des surproductions agricoles à bas prix, des débouchées créées par les politiques africains qui n’avaient alors guère d’autres choix.

Pour toutes ces raisons, les dirigeants africains, en s’appuyant aussi sur l’Inde où la révolution verte a permis à ce pays de sortir de sa crise alimentaire, se penchent sérieusement sur la mise en place d’une “Révolution Verte” urgente. Pour l’Inde, l’ancien président du Nigéria, Olusegun Obassanjo, fermier par ailleurs, a précisé : “la technologie, la volonté politique, la mise en place d’une politique de distribution des engrais et la mise en place d’instruments à même de convaincre les agriculteurs sont les principaux facteurs qui ont permis à l’Inde de réaliser sa «Révolution verte“.

L’Afrique dispose du potentiel en termes de terres, eaux, engrais pour réaliser cette révolution verte qui ne peut qu’engendrer des impacts positifs sur les économies des pays du continent, un continent qui continue toutefois à faire face à l’insécurité alimentaire. «le problème est celui de leadership» c’est ce que prétends Cheikh Tidiane Gadio, fondateur et président l’Institut panafricain des études stratégiques.  Pour Aminata Touré, ancienne première ministre du Sénégal : «on ne peut pas résoudre le problème de l’agriculture africaine sans apporter une solution au problème genre rappelant qu’en Afrique, ce sont les femmes qui produisent l’essentiel des besoins agricoles et que malheureusement elles n’ont accès ni à la terre ni au financement».

Après l’Inde et le Brésil, l’Afrique cherche encore son modèle de révolution verte

Selon Mostapha Terrab, PDG du groupe OCP, l’Afrique cherche encore son modèle de révolution verte alors qu’elle dispose de tous les atouts pour le faire : «l’Afrique n’utilise actuellement que 20% de ses terres arables. C’est dire que l’Afrique est une solution au problème de la sécurité alimentaire et non le problème, il est urgent de lancer la révolution verte en Afrique en s’appuyant sur le petit agriculteur afin de ne pas détruire l’écosystème».

OCP (ph:Twitter officiel Groupe OCP)
Mostapha Terrab devant l’assemblée. Photo OCP (ph:Twitter officiel Groupe OCP)

Terrab poursuit: «en 2050, l’Afrique devra compter 2 milliards d’habitants et doit contribuer à nourrir le monde grâce à son potentiel qui attire de plus en plus de puissances». Et conclut : «l’Afrique doit innover. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’action de l’OCP qui, avant de vendre de l’engrais à un pays africain, étudie d’abord ses sols pour lui fournir des engrais adaptés».

Joaquim Levy, ministre des Finances du Brésil, explique que Brésil essaye, avec le soutien du Japon, de contribuer au développement des agricultures de certains pays africains dont le Mozambique, selon lui, les bénéfices de la révolution verte sont importants. Le Brésil a réussi sa révolution verte en s’appuyant aussi bien sur la petite agriculture que sur les grandes fermes agricoles.

Outre la sécurité alimentaire, la révolution verte contribue à la transformation de la structure de la balance commerciale et de la balance des paiements des Etats, elle permet l’amélioration des revenus des agriculteurs et ainsi elle réduit la pauvreté.

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