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La BAM dresse un état des lieux plutôt optimiste de l'économie marocaine

La BAM dresse un état des lieux plutôt optimiste de l’économie marocaine

Agriculture: Element pivot de la croissance de l’économie marocaine.

Bank Al Maghrib (BAM) dresse un état des lieux plutôt optimiste de l’économie marocaine. Selon Abdelatif Jouahri, la croissance économique du Maroc est fortement dépendante de l’agriculture qui est liée ”aux conditions climatiques”. La croissance est pour ainsi dire ”volatile”.

Selon la Bank Al Maghrib, ”en dépit de la baisse de sa part dans le PIB à environ 11% en 2014 au lieu de 15% en 1998”. L’agriculture ”continue de rythmer la croissance nationale”, ”sa part dans le volume d’emploi demeure, toutefois, importante”.

Le déficit budgétaire quant à lui ”poursuit son amélioration après le dérapage de 2012, une amélioration favorisée par le recul des cours des produits pétroliers, qui s’est traduit par une baisse sensible de la charge de compensation”, qui rappelle la charge de compensation pour les produits énergétiques qui est passée de 54,9 milliards de dirhams en 2012 à 14 milliards en 2015, soit de 6,5% du PIB en 2012 et 1,4% en 2015.

L’endettement du Trésor, reste en hausse, passant de 45,4% du PIB en 2008 à 64 % en 2015. ”Un niveau élevé par rapport à la moyenne des pays ayant la même notation”, selon la Bank Al Maghrib. L’encourt des réserves de change, continue de se renforcer, passant de ”4 mois d’importations en 2012 à 6 mois et 24 jours en 2015 et devrait continuer à s’améliorer à hauteur d’un mois de couverture additionnel par an”, qui confirme, que ”la situation de la liquidité bancaire s’est nettement améliorée, passant d’un besoin de 40,6 milliards de dirhams en 2014 à 16,5 milliards en 2015 et devrait passer à une situation excédentaire à partir de cette année”.

Une reprise hypothétique en 2017 …

Mais, le rapport de la Banque centrale du Maroc prévoit une chute de la croissance en 2016, même si les grands indicateurs affichent de bons scores, dans un contexte marqué par la chute des prix du baril de pétrole et/ou la reprise des exportations.

Ainsi selon la Bank Al Maghrib, en 2016, ”l’activité économique devrait enregistrer un net ralentissement, avec une croissance autour de 1%”, qu”’elle devrait reprendre pour avoisiner 3,9% en 2017”, mais sous la condition ”d’une récolte céréalière moyenne de 70 millions de quintaux”.

Cette souligne s’appuie sur le fait que ”cette forte décélération en 2016 reflète une baisse de 13,8% de la valeur ajoutée agricole, compte tenu d’une production céréalière estimée à 38 millions de quintaux” et ”la croissance non agricole devrait rester atone autour de 3%”.

Si l’inflation devrait se situer autour de 0,5% en 2016, impactée par ”l’affaiblissement de la demande intérieure et la faible inflation importée”, en 2017, elle devrait augmenter à 1,4%.

Quant au déficit budgétaire, il devrait être ramené à 3,7% du PIB en 2016 et à 3,1% du PIB en 2017, ”favorisé par le niveau bas des prix du pétrole et les entrées des dons” et ”le déficit du compte courant va baisser à 0,1% du PIB en 2016 et à 0,3% en 2017”.

Enfin, les réserves de change nettes devraient se renforcer, pour assurer la couverture de 7 mois et 21 jours d’importations en 2016 et 8 mois et 15 jours en 2017.

Crédit photo:DR

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