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La dépendance aux engrais chimiques, les agriculteurs entre le marteau et l'enclume
Engrais - ph : DR

Les intrants importés sont-ils trop chers ?

Hausse des prix des produits agricoles : le Maroc doit-il mettre fin à sa dépendance aux intrants agricoles importés ?

Bien que le Maroc produise beaucoup d’engrais phosphatés, la plupart de leurs composants proviennent de l’étranger. La flambée des prix des intrants agricoles a des répercussions sur le coût de production des agriculteurs, entraînant ainsi une hausse des prix des produits alimentaires.

La dépendance du Maroc aux intrants agricoles importés entraîne des fluctuations de prix imprévisibles et met en péril la sécurité alimentaire du pays. Pour y faire face, des professionnels soulignent l’importance de renforcer la production locale et de mieux gérer les ressources en eau. Les prix élevés des produits phytosanitaires, dont les substances actives sont importées, sont un exemple frappant de cette situation, avec des variations importantes de prix entre les différentes régions et villes. Les agriculteurs subissent de plein fouet cette situation, avec des prix qui ont presque doublé en 2022 par rapport à l’année précédente, a souligné un article de Médias24.

Bien que le Maroc produise beaucoup d’engrais phosphatés, la plupart de leurs composants proviennent de l’étranger, ce qui explique la multiplication par trois de leur prix en 2022. Les engrais azotés sont également importés et coûtent cher en raison du coût de l’énergie et du gaz utilisé pour leur fabrication. Le prix de l’ammonitrate 33,5 % a également augmenté de manière significative, rendant son utilisation inabordable pour de nombreux agriculteurs. Dans le même sens, plus de 90 % des semences horticoles sont importées, ce qui a entraîné une augmentation des prix. Les semences locales adaptées au changement climatique ont été perdues et cela a rendu l’agriculture marocaine dépendante des semences étrangères. Les semences anciennes, pourtant importantes pour la sélection de variétés résistantes aux effets du dérèglement climatique, sont menacées de disparition.

Selon la même source, 90 % des variétés traditionnelles ne sont plus cultivées et 75 % de la diversité génétique des plantes cultivées ont été perdues. L’utilisation de semences hybrides à haut rendement contribue à l’érosion génétique, menaçant ainsi la biodiversité agricole et animale. Les races marocaines de bovins sont menacées de disparition en raison de croisement avec d’autres races.

Enfin, pour atteindre la souveraineté alimentaire, il est nécessaire d’investir dans la recherche scientifique et de structurer une filière nationale des semences et variétés locales adaptées au changement climatique.

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