FAQ sur l’agriculture au Maroc

Foire aux questions sur l’agriculture au Maroc

Bienvenue dans notre FAQ dédiée à l’agriculture marocaine.
Vous trouverez ici les réponses aux 50 questions les plus fréquemment posées par les lecteurs, sélectionnées selon les mots-clés les plus recherchés dans le secteur agricole.
Que vous soyez agriculteur, investisseur, étudiant ou simplement curieux, cette section vous offre des informations claires, actualisées et utiles pour mieux comprendre les enjeux, les opportunités et les spécificités de l’agriculture au Maroc.

1. Quelle est l’importance de l’agriculture dans l’économie marocaine en 2025 ?

L’agriculture représente entre 13 % et 15 % du PIB du Maroc, employant près de 40 % de la population active. Ce secteur reste un pilier essentiel pour la sécurité alimentaire, la création d’emplois ruraux et l’exportation de fruits et légumes de qualité vers l’Europe, la Russie et l’Afrique. En 2025, la croissance agricole est soutenue par une gestion hydrique innovante et des investissements dans les cultures à haute valeur ajoutée comme les agrumes, tomates et fruits rouges .

2. Quels sont les principaux fruits cultivés et exportés par le Maroc ?

Le Maroc est leader dans la production et l’exportation d’agrumes (oranges, clémentines, mandarines), de tomates, de myrtilles, framboises, fraises, avocats, grenades et olives. Les fruits rouges, en particulier les myrtilles et framboises, ont connu une forte progression, renforçant la position du pays sur les marchés européens et britanniques. Les agrumes marocains se distinguent par leur goût, leur traçabilité et leur fort rendement à l’export.

3. Quelles variétés de légumes dominent la production au Maroc ?

La production marocaine est riche en tomates, carottes, pommes de terre, poivrons, oignons, courgettes, haricots verts et aubergines. La tomate, notamment, est la culture maraîchère la plus exportée, positionnant le Maroc dans le top des fournisseurs du marché européen et africain grâce à la diversité de ses variétés et à la maîtrise des techniques d’irrigation moderne.

4. Quel est le calendrier de production des fruits et légumes de saison au Maroc ?

Le Maroc offre une disponibilité en fruits et légumes toute l’année grâce à sa diversité climatique. Les agrumes se récoltent principalement d’octobre à avril ; la saison des fraises va de novembre à mars ; les myrtilles et framboises de septembre à juin. Les tomates et carottes sont disponibles presque toute l’année grâce aux régions sous serre du Sud et à l’irrigation goutte-à-goutte .

5. Quelles techniques d’irrigation sont les plus utilisées pour les fruits et légumes au Maroc ?

Le goutte-à-goutte est la technique phare d’irrigation, adoptée sur plus de 65 % des cultures irriguées en 2025. Cette méthode permet une économie jusqu’à 50 % d’eau, une productivité accrue, une meilleure nutrition des plantes et limite le stress hydrique. L’État marocain soutient l’installation de ces systèmes dans toutes les régions agricoles, notamment le Souss-Massa, le Gharb et l’Oriental.

6. Comment le Maroc fait-il face à la sécheresse et au stress hydrique agricole ?

Face à la pénurie d’eau, le Maroc investit massivement dans la désalinisation, la gestion intégrée de la ressource et l’irrigation intelligente. De nouveaux barrages, la valorisation des eaux usées traitées et l’adoption du goutte-à-goutte sont accompagnés par des subventions et de la formation technique pour les agriculteurs, garantissant le rendement des cultures même en année sèche.

7. Quelles sont les principales maladies touchant les cultures de tomates marocaines ?

Les tomates sont menacées par le mildiou (Phytophthora infestans), la Tuta Absoluta et le virus ToBRFV. Le mildiou détruit rapidement feuilles et fruits en condition humide, alors que Tuta absoluta ravage les serres. Le ToBRFV rend certains plants stériles. Des variétés résistantes, la rotation des cultures, la lutte intégrée et le contrôle strict des serres sont nécessaires pour préserver les rendements.

8. Les fruits rouges restent-ils une filière d’avenir au Maroc ?

Oui, la production de myrtilles et de framboises supplante désormais celle de fraises, en déclin. En 2025, près de 64 400 tonnes de framboises et 67 300 tonnes de myrtilles sont exportées, principalement vers le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne. Le calendrier long des récoltes et l’innovation variétale permettent au Maroc de combler les lacunes de l’offre sur le marché européen en basse saison.

9. Quelles régions marocaines sont les plus fertiles pour la culture des fruits et légumes ?

Le Souss-Massa concentre une grande partie des cultures sous serre (tomates, agrumes, avocats). Le Gharb, le Loukkos et la Moulouya (Oriental) sont réputés pour les fruits rouges, les agrumes et légumes primeurs. Le Haouz, le Tadla et le Saïss sont aussi des bassins de production majeurs, profitant de sols fertiles et d’une infrastructure d’irrigation avancée.

10. Quels sont les avantages de l’agriculture biologique des fruits et légumes au Maroc ?

L’agriculture biologique offre une meilleure valorisation à l’export, protège la biodiversité des sols et répond à la demande croissante de produits sains. Les principales cultures bio marocaines sont les tomates, agrumes, olives et fruits rouges. Le Maroc vise 100 000 ha de production biologique d’ici 2030 et bénéficie d’un écosystème en pleine structuration, avec accompagnement technique et certification Bio Maroc.

11. Quels labels et certifications garantissent la qualité des fruits et légumes marocains ?

Le label « Maroc » assure l’origine contrôlée et la qualité à l’export. Le label Bio Maroc certifie la production biologique contrôlée, tandis que les certifications telles que GlobalGAP, IFS ou BRC sont exigées par les grandes chaînes européennes. Les contrôles réguliers de l’ONSSA, l’application de la traçabilité alimentaire et l’adhésion à des coopératives innovantes renforcent la crédibilité des produits frais marocains.

12. Comment améliorer la fertilité du sol pour la culture des fruits et légumes ?

L’amélioration de la fertilité dépend de l’usage d’engrais organiques (acide humique, compost) et d’engrais minéraux (NPK, calcium, magnésium). Un apport régulier d’azote, phosphore et potassium est recommandé, selon les analyses de sol. Le recours aux biostimulants, la rotation de cultures et l’apport de matière organique maintiennent des sols vivants et productifs .

13. Quelles sont les filières de distribution des fruits et légumes au Maroc ?

La distribution passe par les marchés de gros, les coopératives (COPAG, Azura, Delassus), les centrales d’achat des supermarchés et les circuits export. Les marchés marocains souffrent d’une fragmentation avec de nombreux intermédiaires, ce qui pénalise souvent le revenu des petits producteurs. La modernisation des circuits logistiques et l’essor du commerce en ligne offrent de nouvelles opportunités pour valoriser les productions locales.

14. Comment fonctionne le conditionnement et le stockage des fruits et légumes au Maroc ?

Le conditionnement répond aux normes internationales d’hygiène, de tri, de lavage, de calibrage et d’emballage. Les grandes stations disposent de chambres froides et de systèmes de traçabilité. Le stockage frigorifique permet de conserver la qualité des produits frais avant l’export ou la distribution locale, limitant les pertes post-récolte.

15. Quels sont les plus grands marchés d’exportation des fruits et légumes marocains ?

L’Union européenne (notamment la France, l’Espagne, l’Allemagne), le Royaume-Uni, la Russie et l’Afrique de l’Ouest sont les principales destinations des exportations marocaines. La dernière campagne a vu l’ouverture ou l’intensification des échanges vers le Japon et l’Asie du Sud-Est. Le Maroc est le 2ᵉ fournisseur d’agrumes de l’UE derrière l’Afrique du Sud.

16. Quelles innovations AgriTech dynamisent le secteur agricole marocain ?

L’AgriTech progresse avec l’irrigation intelligente, le pilotage par capteurs climatiques, l’usage de drones pour la surveillance sanitaire et la télédétection, la blockchain pour la traçabilité alimentaire, la digitalisation des exploitations et l’analyse prédictive pour les semis et les traitements. L’AgriTech Center of Excellence et des start-ups locales stimulent ce nouvel écosystème technologique.

17. Quel est le rôle de l’irrigation goutte-à-goutte dans l’optimisation des cultures ?

L’irrigation goutte-à-goutte optimise l’utilisation de l’eau, réduit la consommation jusqu’à 50 %, améliore la nutrition racinaire et favorise la productivité des parcelles. Ce système limite le développement des mauvaises herbes et des maladies et s’adapte parfaitement aux cultures maraîchères et fruitières, garantissant ainsi une agriculture résiliente face au climat.

18. Quels sont les engrais les plus utilisés en maraîchage au Maroc ?

Les maraîchers privilégient des engrais complets (NPK), enrichis en oligo-éléments comme le bore, calcium, magnésium et zinc. Les engrais hydrosolubles sont courants en fertigation, tandis que le recours aux amendements organiques et biostimulants s’impose pour compenser la pauvreté en matière organique de nombreux sols marocains. Des solutions innovantes et écoresponsables sont développées pour répondre aux enjeux de durabilité .

19. Quelles sont les maladies et ravageurs fréquents sur les cultures de fruits et légumes ?

Outre le mildiou et le ToBRFV sur tomates, les cultures marocaines subissent l’oïdium, la botrytis, la cératite, la mineuse des agrumes, les cochenilles, les acariens et la Tuta Absoluta. La lutte s’organise autour de rotations, du choix de variétés résistantes, du biocontrôle, de piégeage sexuel et d’une surveillance sanitaire renforcée, notamment dans les serres.

20. Quelle est la valeur nutritionnelle des fruits et légumes marocains ?

Les fruits et légumes du Maroc sont reconnus pour leur richesse en antioxydants, vitamines (C, A, E), fibres et minéraux. Les agrumes offrent un apport élevé en vitamine C, les myrtilles sont riches en polyphénols, tandis que la tomate renferme du lycopène, un puissant antioxydant. Une alimentation basée sur la diversité des productions locales contribue à prévenir de nombreuses maladies chroniques.

21. Quel rôle joue la filière des coopératives agricoles au Maroc ?

Les coopératives (COPAG, BestBerry …) structurent la commercialisation, investissent dans l’innovation et forment les agriculteurs à la qualité, à la logistique et à la certification. Elles facilitent l’accès aux marchés d’exportation, regroupent les producteurs autour d’une marque forte et défendent la compétitivité du made in Morocco à l’international.

22. Comment fonctionne la certification biologique pour les fruits et légumes au Maroc ?

La certification bio est encadrée par la loi 39-12 ; elle impose un contrôle annuel par un organisme accrédité et la traçabilité complète de la graine à la vente. Les productions certifiées reçoivent le label officiel Bio Maroc, reconnu à l’international, ce qui valorise les exportations sur les marchés exigeants comme ceux de la France, l’Allemagne et l’Italie.

23. Quels sont les défis logistiques des exportations marocaines de fruits et légumes ?

Le transport réfrigéré, le franchissement des normes phytosanitaires européennes, la volatilité des prix à l’export et la dépendance à certains marchés sont des défis majeurs. Le Maroc investit dans des infrastructures modernes de stockage, des lignes maritimes directes et des plateformes logistiques pour fluidifier la chaîne d’exportation depuis les zones de production jusqu’aux marchés ciblés.

24. Quel est l’impact du changement climatique sur l’agriculture de fruits et légumes au Maroc ?

La raréfaction de l’eau, les températures élevées, la variabilité des saisons et la multiplication des phénomènes extrêmes (canicules, sécheresses, grêle) mettent sous pression la productivité. Les agriculteurs marocains s’adaptent en diversifiant les cultures, en choisissant des variétés résistantes à la sécheresse et en adoptant des pratiques agricoles innovantes et économes en ressources.

25. Quelles filières végétales sont les plus développées dans l’agriculture marocaine ?

Les filières dominantes sont les céréales (blé, orge), les agrumes, les cultures maraîchères (tomates, carottes, courgettes, pommes de terre), les fruits rouges (myrtilles, fraises, framboises, mûres), l’oléiculture et les plantes aromatiques et médicinales. Les fruits et légumes occupent près de 1,3 million d’ha et produisent 9 millions de tonnes par an.

26. Quelles régions concentrent la production des agrumes au Maroc ?

La région Souss-Massa produit 41 % des agrumes marocains, suivie du Gharb (19 %), le Tadla et l’Oriental (15 % chacun), puis le Haouz (8 %) et le Loukkos (2 %). Le Maroc cultive près de 44 variétés d’agrumes, dont les oranges Navel, la clémentine Nadorcott et le citron Eureka. Ces régions profitent d’un climat subtropical et d’un fort investissement en irrigation.

27. Quels sont les principaux ravageurs des agrumes et fruits rouges au Maroc ?

La cératite (mouche méditerranéenne), la mineuse des agrumes, la cochenille noire et les maladies fongiques (gommose, oïdium, alternariose) affectent fortement les rendements. Les fruits rouges font face à la pourriture grise (botrytis) et aux pucerons. La protection passe par le piégeage, la lutte intégrée et la sélection de variétés résistantes.

28. Quel est le potentiel du marché intérieur pour les fruits et légumes marocains ?

Le marché local évolue avec l’essor de la distribution moderne (supermarchés, circuits courts), la prise de conscience des consommateurs pour une alimentation saine et l’amélioration du pouvoir d’achat. Bien que 88 % de la production maraîchère soit destinée au marché intérieur, la filière doit se moderniser et garantir la traçabilité et la qualité jusqu’au consommateur final.

29. Qui sont les acteurs majeurs du secteur fruitier et maraîcher au Maroc ?

Outre les milliers de petits exploitants familiaux, des acteurs majeurs tels que COPAG, Azura, Delassus, BestBerry, et des groupes d’exportation dynamique dominent le secteur. Des plateformes comme AgriMaroc.ma et des coopératives structurent la profession, investissent dans l’innovation et forment la nouvelle génération d’agriculteurs aux exigences du marché mondial.

30. Quelles sont les nouvelles variétés de tomates adaptées au climat marocain ?

Les semenciers proposent des variétés résistantes au ToBRFV, à la Tuta Absoluta et aux stress climatiques. Celles-ci incluent des variétés cerises, rondes, allongées, « beef », adaptées à la production sous serre ou en pleine terre et sélectionnées pour leur rendement, leur fermeté, leur goût et leur tenue à la conservation. Le Gharb, le Souss-Massa et l’Oriental sont les principales régions de test et d’implantation.

31. Quels sont les atouts de l’irrigation intelligente (smart irrigation) au Maroc ?

L’irrigation intelligente combine capteurs, contrôle à distance (IoT), irrigation localisée automatisée et prévisions climatiques. Elle améliore l’efficience de l’eau, la nutrition des cultures, diminue les coûts, et permet des décisions en temps réel pour gérer stress hydrique, fertilisation et traitements phytosanitaires. Cela favorise aussi la durabilité environnementale.

32. Comment la recherche agronomique dynamise-t-elle la filière fruits et légumes ?

Les instituts de recherche agronomique comme l’INRA collaborent à la création de nouvelles semences résistantes à la sécheresse, à la salinité et aux maladies émergentes. Les chercheurs marocains participent également à la mise au point de biostimulants, de pratiques culturales innovantes et à la digitalisation du secteur via des programmes AgriTech .

33. Qu’est-ce que la stratégie « Génération Green 2020-2030 » et son impact ?

La stratégie Génération Green 2020-2030 vise à renforcer la place de l’agriculture dans le développement humain, à doubler le PIB agricole, moderniser la distribution, promouvoir l’innovation, l’agriculture raisonnée et la valorisation écologique. Elle cible 400 000 ménages agricoles, l’inclusion des femmes et des jeunes, et la formation de 150 000 nouveaux cadres du secteur .

34. Comment les start-up marocaines contribuent-elles à l’agriculture durable ?

Les start-up marocaines développent des solutions pour la télédétection, la modélisation climatique, la gestion de l’irrigation, la traçabilité alimentaire, la gestion de la logistique et la création de plateformes d’échanges entre producteurs. L’innovation favorise la digitalisation des filières, la limitation du gaspillage, l’optimisation des récoltes et la lutte contre la fraude alimentaire .

35. Quels sont les débouchés pour la production biologique de fruits et légumes ?

La majorité des produits bio est destinée à l’export, notamment vers la France, l’Allemagne, la Scandinavie et l’Italie. Le jus d’orange bio, les fraises surgelées, l’argan alimentaire et les cafés d’origine sont très demandés. Sur le marché intérieur, la consommation progresse, portée par une prise de conscience des bienfaits santé et une distribution organisée .

36. Pourquoi la digitalisation est-elle cruciale pour la compétitivité agricole marocaine ?

La digitalisation optimise la gestion des exploitations, accélère la prise de décision, simplifie l’accès aux subventions, favorise la traçabilité, la conformité aux normes internationales et améliore l’accès aux marchés. Elle réduit le gaspillage, favorise la collaboration entre acteurs et attire la nouvelle génération d’agriculteurs vers des métiers innovants .

37. Comment garantir la qualité des produits frais tout au long de la chaîne logistique ?

La qualité est préservée grâce au tri, au pesage, à l’emballage, au stockage sous température contrôlée et à la livraison rapide. Des certifications, le respect des températures (frigo positif/négatif) et des contrôles ONSSA assurent une fraîcheur optimale. Les grues modernes et la logistique frigorifique sont essentielles pour éviter les pertes et satisfaire les exigences des clients internationaux.

38. Quelles opportunités le marché africain représente-t-il pour l’export marocain ?

L’Afrique de l’Ouest ouvre de nouvelles perspectives grâce à la ligne maritime Agadir-Dakar, facilitant le transport des agrumes, tomates et légumes vers des marchés en pleine expansion. Cela diversifie les débouchés du Maroc, réduit la dépendance au marché européen et favorise la coopération Sud-Sud .

39. Quel est le poids de la filière oléicole (olive, huile d’olive) par rapport aux fruits et légumes ?

L’oléiculture occupe environ 1,9 million de tonnes annuellement et couvre 5 % du PIB agricole. L’huile d’olive marocaine est fortement valorisée à l’export grâce à la certification, tandis que l’olive de table marocaine s’impose comme la deuxième au monde sur ce segment, juste derrière l’Espagne .

40. Quelles sont les solutions de financement pour les agriculteurs investissant dans les fruits et légumes ?

Des crédits adaptés, des subventions pour l’installation de goutte-à-goutte, la modernisation des serres, et de fonds pour la conversion en bio sont disponibles. Les banques marocaines, l’État et des organismes internationaux soutiennent le secteur via des programmes spécifiques à l’irrigation, à la transformation et à la certification .

41. Quel est le rôle des marchés de gros et des centrales dans la régulation des prix ?

Les marchés de gros stabilisent les prix grâce à une mise en concurrence directe entre producteurs, intermédiaires et distributeurs. Cependant, leur modernisation s’impose à cause de la longueur des canaux, du manque d’infrastructures de conservation et de la volatilité saisonnière. Une nouvelle génération de plateformes logistiques est en cours de déploiement pour garantir transparence et traçabilité.

42. Quelle part de fruits et légumes marocains est transformée sur place ?

Près de 4 % de la production maraîchère est transformée localement (jus, conserves, surgelés), le reste étant vendu en frais. Les ambitions nationales visent 70 % de transformation locale d’ici 2030 selon la stratégie Génération Green, créant plus de valeur ajoutée pour le secteur et réduisant la sensibilité aux crises sur les marchés bruts.

43. Quels avantages présente la rotation et la diversification des cultures ?

La rotation réduit les risques de maladies du sol, améliore la structure et la fertilité de la terre, optimise la gestion de l’eau et limite la dépendance à un seul marché. La culture alternée des légumes (tomates, carottes, salades) et des fruits (agrumes, grenades, avocats) favorise la résilience face au changement climatique et l’augmentation des revenus agricoles.

44. Quelles sont les spécificités de la culture d’avocats au Maroc ?

L’avocat gagne du terrain sur le marché local et à l’export, bénéficiant d’un calendrier de récolte s’étendant d’octobre à avril. Les variétés principales sont Hass, Fuerte et Bacon. Les régions phares sont le Souss, le Loukkos et Larache, profitant d’une irrigation moderne et d’un appui technique continu. L’avocatier est valorisé pour sa résistance au stress hydrique et son rendement élevé.

45. Comment les producteur·rice·s s’adaptent-ils aux nouvelles normes européennes pour l’export ?

Les producteurs marocains investissent dans la certification (GlobalGAP, IFS, BRC), se conforment à la traçabilité stricte, éliminent les résidus de pesticides au-delà des seuils, adoptent des techniques de conservation avancées, s’informent en continu sur la réglementation européenne et améliorent la logistique du transport export. Ces adaptations permettent de maintenir la compétitivité sur des marchés en constante évolution.

46. Quels fruits et légumes exotiques ou nouveaux gagnent en importance au Maroc ?

En plus des cultures traditionnelles, l’avocat, le myrtille, la mangue, le kiwi et la grenade occupent une place croissante grâce à la diversification de l’offre, l’amélioration des techniques culturales et la nouvelle demande des marchés haut de gamme. Les régions du Sud et du Nord-Ouest sont pionnières dans ces implantations, profitant du soutien AgriTech et de l’irrigation moderne.

47. Quels sont les enjeux de la valorisation de la filière légumineuses au Maroc ?

La filière légumineuse, bien que déclinante, est essentielle pour l’alimentation locale (fèves, pois chiches, lentilles). Son enjeu porte sur la rotation des cultures, la restauration de la fertilité des sols, l’amélioration génétique des variétés et une meilleure valorisation commerciale, aussi bien en bio qu’en conventionnel.

48. Quels outils d’analyse et de pilotage sont utilisés en agriculture de précision ?

Les exploitations agricoles marocaines bénéficient de capteurs sols et climatiques, de plateformes de gestion digitale, d’acquisition de données satellites, de drones pour la surveillance des cultures, d’outils d’aide à la décision et de systèmes de modélisation pour optimiser irrigations, fertilisation et traitements, maximisant ainsi le rendement et la résilience des cultures.

49. Où trouver des actualités, dossiers et analyses fiables sur l’agriculture fruits et légumes au Maroc ?

Le site AgriMaroc.ma est la référence digitale pour s’informer sur l’agriculture marocaine : actualités, dossiers techniques, innovations, tendances export, avis d’experts et veille sur les marchés internationaux. Il constitue un espace de partage de bonnes pratiques pour agriculteurs, chercheurs et acteurs économiques, avec un suivi en temps réel des évolutions du secteur.

50. Et vous quelle question vous vous posez ?

Partager