Les exportations espagnoles de fruits et légumes frais ont reculé de 4 % en volume en 2025, pour atteindre 12 millions de tonnes, tandis que leur valeur a progressé de 4 %, totalisant 18,666 milliards d’euros. Ces données, publiées par le Département des douanes et relayées par la Fédération espagnole des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (FEPEX), confirment une évolution marquée par la baisse des quantités et la hausse des prix.
Ce recul est principalement lié aux légumes, dont les exportations ont chuté de 7 %, avec 5,3 millions de tonnes exportées, alors que leur valeur est restée stable à 8,167 milliards d’euros (+0,4 %). La tomate, produit stratégique pour la filière espagnole, enregistre la baisse la plus marquée, avec 581 361 tonnes exportées, soit une diminution de 15 %, et une valeur en recul de 5 %, à 1,052 milliard d’euros. La laitue et les choux ont également enregistré des baisses respectives de 4 % et 2 % en volume.
À l’inverse, les fruits ont mieux résisté. Les exportations ont légèrement diminué de 1 % en volume, à 6,6 millions de tonnes, mais leur valeur a progressé de 6,5 %, atteignant 10,499 milliards d’euros. La pastèque s’est distinguée avec une hausse de 3 % en volume et 8 % en valeur, tandis que les fruits à noyau, notamment la nectarine et la pêche plate, ont amélioré leur valorisation malgré une baisse des volumes. La fraise a également progressé, avec 265 182 tonnes exportées (+1 %) pour une valeur de 871 millions d’euros (+8 %).
L’Union européenne reste de loin le principal débouché, absorbant 84 % des volumes exportés et jusqu’à 97 % en incluant le Royaume-Uni et les autres pays européens. Les exportations vers les marchés extra-européens ont chuté de 14 % en volume, à 316 772 tonnes, illustrant les difficultés d’accès liées aux barrières phytosanitaires et aux politiques protectionnistes.
Parallèlement, les importations espagnoles ont progressé de 3 % en volume, atteignant 4,7 millions de tonnes, et de 8 % en valeur, à 5,477 milliards d’euros. Selon la FEPEX, cette évolution reflète une perte de compétitivité liée à l’augmentation des coûts de production et aux différences réglementaires entre l’Union européenne et les pays tiers.
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Pour les exportateurs marocains, ces tendances confirment la recomposition en cours du marché européen. La baisse des volumes espagnols, notamment en tomate, renforce les opportunités pour les origines concurrentes capables de maintenir des flux réguliers et une compétitivité prix, dans un contexte de demande européenne toujours fortement dépendante des importations.
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