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En France on pratique l’agriculture “low-tech”…

Dans un souci de se passer au maximum de pétrole, les agriculteurs Pierre Tranchant et Charline Pont de Saint-Dolay sont les lauréats bretons du concours “Fermes d’avenir”. Ils sont tous deux adeptes du “Low-tech”.

Les lauréats du concours et leur idée.

Dans le cadre du concours “Fermes d’avenir”, Pierre Tranchant, un paysan boulanger qui fait son pain avec les graines qu’il cultive sur 33 hectares et sa compagne Charline Pont chevrière et fromagère, qui compte un cheptel de 30 chèvres poitevines, ont donc souhaité participer au concours avec une idée précise, celle de proposer une ferme qui fonctionne avec le moins possible d’intrants extérieurs. Pour cette idée, il fallait se doter d’un méthaniseur pour transformer le lactoserum, déchet issu de la production du fromage, en biogaz.

Ainsi, et avec l’énergie produite ils pourraient sécher le sarrazin et les tournesols, et pourraient par ailleurs chauffer leurs sanitaires et cuisine. Dans cette idée, une campagne de financement participatif “crowdfunding” avait été lancée sur la plateforme bluebees.fr, elle court jusqu’au 23 novembre pour collecter 300.000 € destinés à équiper les treize lauréats régionaux. Charline et Pierre sont les heureux gagnants de ce concours “Ferme d’Avenir” et ils remportent la somme de 10.000 euros.

Le “Low-tech” le principe qui renie les technologies modernes

Pierre vit sans portable, ni télé, et il est adepte au “ low-tech” soit un principe qui renie l’utilisation de technologies modernes. Son tracteur est vraiment utilisé pour de gros travaux et pour son carburant il utilise de l’huile de friture usagée et recyclée. Pour la plupart de ses travaux agricoles, Pierre les réalise en compagnie de “Zorba” et “Violette” ses deux chevaux qui assurent ainsi la traction animale comme autrefois et, avec du matériel d’autrefois remis en état, c’est donc ainsi que Pierre fait ses semis.

Quant aux chèvres de Charline, outre l’herbe qu’elles broutent, elles se nourrissent du son du moulin soit des déchets qui sont issus de la production de pain et aussi de féveroles que Pierre cultive aussi en association avec le blé. Ce principe de culture associée permet d’empêcher la prolifération des mauvaises herbes et ainsi évite l’utilisation de produits chimiques.

Pour Charline et Pierre, il faut accompagner la nature, en ne perturbant pas le sol, il nécessite moins de travail, c’est le principe de l’agriculture de conservation. Dans cette approche globale : l’agroforesterie est également utilisée par nos agriculteurs bretons. En plantant des arbres dans les champs où paissent leurs chèvres, ils offrent de l’ombrage à leurs bêtes et cela leur permet de produire du bois et du fourrage. Les circuits courts sont privilégiés pour distribuer leurs produits. Chaque mercredi dans leur ferme ils organisent un marché de producteurs ouvert de 17 à 19 heures, leurs produits fournissent une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et fournissent quelques restaurants locaux.

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