Changements climatiques, le Maroc doit traverser cette phase en douceur.
Les spécialistes du climat tirent la sonnette d’alarme. Les changements climatiques liés notamment à l’élévation des concentrations en gaz à effet de serre devraient se traduire par une augmentation des températures et par des précipitations réduites et plus irrégulières. L’eau devrait ainsi devenir un facteur limitant pour de nombreuses cultures. C’est la situation actuelle dans toutes les régions du monde.
Les agriculteurs devront opter pour des cultures à cycle plus court afin d’éviter les périodes les plus sèches, et avancer la date des semis et les exploitants devront choisir avec attention les variétés à privilégier. Quant à l’élevage, il devra s’adapter aux fortes chaleurs et surveiller la disponibilité de matières premières pour l’alimentation animale dans tous ces domaines.
C’est dans cette logique que le Maroc fournit aussi des efforts afin de s’adapter aux changements climatiques et traverser cette période décisive en douceur. Le Registre National Agricole a été élaboré par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime dans cet objectif, afin de pouvoir localiser les exploitations les plus touchées par les aléas climatiques.
Néanmoins, au cours du siècle, on a assisté à la migration de certaines cultures vers les régions qui sont devenues le plus adaptées, et ce en fonction des températures et de la disponibilité en eau. Il faudrait également accorder une grande importance au matériel végétal à utiliser, principalement en matière de résistance à la sécheresse et au froid.