Une mobilisation syndicale d’envergure se prépare en France pour ce lundi 3 juin, avec une journée d’action qui s’annonce majeure par l’ampleur de ses blocages de part et d’autre de la frontière franco-espagnole. Les axes de circulation risquent d’être fortement perturbés, des mesures préventives ayant déjà été prises par les préfectures concernées.
Sous l’impulsion du collectif Les Agriculteurs de la chaîne des Pyrénées, un blocus de la frontière franco-espagnole est prévu à partir de 10 heures ce lundi nous indique l’indépendant. Les manifestants, venant du sud de la France, devraient paralyser la circulation sur l’autoroute AP7 en stoppant tous types de véhicules dans les deux sens. Ce mouvement de protestation se prolongera ensuite sur l’autoroute A9.
Dans les Pyrénées-Orientales, des points de blocage sont à anticiper à La Jonquera, ainsi qu’au Col d’Ares et à Bourg-Madame, sans oublier la Route 66 (ancienne nationale 116), qui a déjà été le théâtre de nombreuses manifestations ces derniers mois. En Catalogne sud, le mouvement est soutenu par Revolta Pagesa.
Dès 6h30 lundi matin, le réseau routier secondaire (notamment les RD 900, 914 et 66) sera interdit aux poids lourds
En réponse, selon l’indépendant toujours, la préfecture des Pyrénées-Orientales a pris des mesures drastiques pour gérer le trafic. Dès 6h30 lundi matin, le réseau routier secondaire (notamment les RD 900, 914 et 66) sera interdit aux poids lourds. L’autoroute A9 sera également fermée aux véhicules légers dans le sens France-Espagne à partir de 7h00. L’accès à l’Espagne via Puigcerdà et le Col d’Ares sera également impossible pour les véhicules légers.
Les autorités publiques françaises recommandent vivement de reporter tout déplacement vers l’Espagne et la zone frontalière du département. De plus, les poids lourds qui s’engageraient sur l’A9 malgré les recommandations seront stockés sur l’autoroute, sans possibilité d’en sortir, à partir du Boulou en direction nord-sud, et ce, pour une durée minimale de 24 heures.
Cette journée d’action, qui marque une nouvelle étape dans les mobilisations syndicales transfrontalières, pourrait engendrer des perturbations significatives, affectant à la fois les transporteurs et les particuliers. Les organisateurs et les autorités restent sur le qui-vive, dans l’attente de l’évolution de cette mobilisation.

