Variétés permettant d’étaler la production, associations entre variétés et porte-greffes, suivi numérique des vergers et conservation après récolte : le Centre régional de la recherche agronomique de Kénitra développe plusieurs axes de recherche au service de l’agrumiculture marocaine. Une visite de la direction de l’INRA, les 7 et 8 octobre 2026, a permis de faire le point sur ces travaux et les conditions de leur transfert aux professionnels.
La valorisation des résultats et leur transfert aux professionnels figuraient parmi les sujets abordés lors de la rencontre entre la direction de l’Institut national de la recherche agronomique et les équipes de son centre régional de Kénitra. Selon la communication institutionnelle de l’INRA, sa directrice, Lamiae Ghaouti, accompagnée du secrétaire général, Rachid Moussadek, et des responsables des services centraux, a échangé avec les chercheurs sur les acquis scientifiques, les priorités de recherche et les besoins en moyens et équipements.
Pour la filière agrumicole, l’intérêt de cette rencontre dépasse le périmètre régional. L’INRA attribue au centre de Kénitra une mission nationale en matière d’amélioration génétique et de protection phytosanitaire des agrumes. Ses missions comprennent également la diffusion des résultats, la formation de leurs utilisateurs et l’offre d’expertise scientifique et technique aux acteurs publics et privés. Cette articulation entre recherche et accompagnement constitue le cadre dans lequel s’inscrivent les échanges des 7 et 8 octobre.
La sélection variétale figure parmi les axes mis en avant. L’objectif présenté par l’Institut est d’élargir le calendrier de production grâce à des variétés adaptées à différentes périodes de récolte. Les travaux portent également sur les associations entre variétés et porte-greffes. Dans sa présentation de la recherche consacrée aux agrumes, l’INRA souligne que les performances des vergers dépendent du matériel génétique, des conditions pédoclimatiques et des itinéraires techniques. Ces éléments donnent toute son importance à l’évaluation du matériel végétal dans les conditions des bassins de production marocains.
Le patrimoine scientifique du centre comprend notamment la sélection de la mandarine Nadorcott, ainsi que des clémentines Sidi Aïssa et Aïn Taoujdate. La présentation officielle de ses acquis mentionne aussi la création de nouveaux hybrides de mandariniers et de porte-greffes. Ces réalisations illustrent la continuité d’un programme d’amélioration génétique dont la communication récente rappelle la vocation : développer des solutions utiles aux différents bassins agrumicoles du Royaume.
