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SIAM 2016: entretien avec Jawad Chami

SIAM 2016: entretien avec Jawad Chami

SIAM 2016: entretien avec Jawad Chami commissaire du salon.

A l’occasion du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM) 2016, Jawad Chami a été amené à aborder plusieurs sujets, que vous retrouverez ci-dessous. Au cœur des échanges, le changement climatique, l’innovation et l’internationalisation. C’est une interview réalisée par nos confrères de LaVieEco.

Pour commencer, quelles sont les nouveautés que réserve le SIAM pour l’édition de 2016?

La dimension planétaire du défi posé par le changement climatique met l’accent sur l’importance du fil conducteur de cette édition «Agriculture résiliente et durable». Une dimension sociétale forte, une occasion de lisibilité et visibilité de l’empreinte de la stratégie du secteur agricole dans le développement et le rôle de force motrice de l’agriculture. Il est nécessaire d’inventer des solutions à l’échelle des territoires en tenant compte de leur multifonctionnalité, depuis la production alimentaire et énergétique jusqu’au bien-être social et à la qualité de l’environnement.

En enclenchant de nouveaux mécanismes de résilience économique, sociale ou environnementale. Le salon est sur la trajectoire COP21 -COP22 et c’est l’occasion de communiquer sur cette dernière. Le stand du ministère de l’environnement battra pavillon COP22. Le SIAM est fier d’accueillir l’Etat des Emirats Arabes Unis en tant que pays à l’honneur. C’est mettre en avant l’exceptionnelle qualité des relations de ces 2 pays liés par une longue et forte amitié. L’ouverture sur le monde est globale, tous les continents y sont représentés.

Le pôle régions, à tous points de vue, stratégique, est niché en priorité à l’entrée du salon et donne la mesure. Il se distingue par une nouvelle configuration avec les 12 nouvelles régions. Un contenu très dense et de circonstance des conférences. Pour préserver la qualité des étals du pôle produits terroir seules les associations et coopératives y sont acceptées. La FISA présente des dégustations de produits avicoles pour balayer les suspicions de maladies aviaires. Un accroissement des couloirs de circulation pour une fluidité des flux et un confort certain…Enfin pour couronner le tout, une 3e édition du grand Prix national de la presse agricole primera les meilleurs.

Il n’est pas toujours facile d’innover. Comment arrivez-vous à faire en sorte que le SIAM se bonifie au fil des années ?

Depuis sa genèse en 2006, le Salon international de l’agriculture au Maroc – SIAM- n’a cessé de se bonifier. Projet cent pour cent maroco-marocain, il garde une identité territoriale. Après 11 éditions de développement et de professionnalisation, le salon jouit désormais d’une reconnaissance internationale comme étant le premier salon du continent africain. Ce résultat est la trajectoire ascendante de toujours plus et toujours mieux d’une structure qui chaque édition a puisé dans le constat des erreurs de la précédente pour avancer.

Une croissance arithmétique de tous ses indicateurs s’appuyant sur l’évolution du PMV, en combinant vitrine de l’excellence des productions, en étant une plate-forme de communication sur des sujets actuels et pertinents, en permettant à plusieurs milliers d’agriculteurs de s’enrichir des expositions, promotions spécial SIAM, et techniques modernes et innovantes, Il est aussi le creuset d’une émulation. Le baromètre reste le chiffre de 85% de taux de fidélisation, et le CA des associations qui frise les 65% annuel en 5 jours et celui de 35% au machinisme.

Le SIAM est aujourd’hui une référence internationale pour les professionnels de l’agriculture. Si on vous demandait de nous donner, avec du recul, les ingrédients du succès et les facteurs qui y ont contribué le plus ?

Une initiative intelligente et visionnaire : «Il n’est de richesse que d’hommes», écrivit Jean Bodin. Une stratégie verte très pointue, un écrin authentique et parlant, de nouveaux thèmes pertinents, une configuration des espaces qui se transforme selon l’édition avec plus de pôles et d’espaces d’exposition qui ravissent les visiteurs.

Le SIAM est en train de devenir une marque de fabrique. En plus des innovations en termes de thématiques, de contenu, de déroulé, d’exposants… etc, n’y a-t-il jamais eu de projets pour décliner davantage la marque SIAM ?

Le Maroc a réussi ces dernières années à se positionner en tant que hub régional et porte d’entrée vers l’Afrique, le SIAM a ancré son identité continentale et reste la plate-forme privilégiée de rencontres entre les entreprises européennes et américaines désirant se développer géographiquement en Afrique. Il est le lieu de mise en relations et connexions entre les délégations africaines et européennes. Maintenait qu’il est arrivé à maturité je pense que la marque SIAM aura certainement du succès !

Peut-on s’attendre, par exemple, à des déclinaisons du SIAM à l’échelle régionale ou même internationale ?

Après avoir accompagné dans leurs premiers pas le Salon du cheval, le Salon des dattes et le Festival des pommes, le SIAM s’est exporté hors frontières. C’est ainsi que l’expertise de l’organisation du SIAM a été transmise au SARA, en Côte d’Ivoire. Une transmission d’un savoir-faire pour une convergence vers les best-practices propres avec un cachet identitaire fort.

En prenant appui sur l’acquis et l’intelligence de préparation et gestion du Salon international de l’agriculture, le commissariat du SIAM a accompagné l’organisation du SARA 2015. Cette convention conforte le partenariat des deux structures dans le cadre de la coopération ivoiro – marocaine dans le domaine d’organisation du Salon de l’agriculture. D’autres demandes africaines sont en cours, certains partenariats dans ce sens seront signés lors cette édition.

Deux petites questions indiscrètes pour réponses facultatives : Quel est le budget global du SIAM ? Est-ce que le business model est équilibré ?

Le SIAM est en bonne santé financière. Al hamdou Lillah ! Il bénéficie d’une gestion dynamique, un pilotage de très près, une analyse de risque et un suivi de proximité des différentes composantes.

AgriMaroc.ma avec LaVieEco & Crédit photo: DR

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