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Azilal : la production de miel augmente de manière considérable
Apiculture - ph : DR

La sécheresse impacte la production du miel en 2022

En 2022, les apiculteurs ont constaté une mortalité massive des abeilles dans différentes régions du Maroc.

Au Maroc, comme dans beaucoup de pays du bassin méditerranéen,  les épisodes de sécheresse ont considérablement réduit les ressources mellifères, affaiblissant les colonies d’abeilles et causant une baisse significative de la production nationale de miel. Cette situation devrait persister dans certaines régions. À l’approche du mois de Ramadan, la demande en miel augmentera, mais la productivité de la filière apicole a chuté de 10 % par rapport à 2021.

Ces dernières années, la sécheresse a eu un impact sur la production de miel en raison de la raréfaction des ressources mellifères. En 2022, la production de miel n’était que de 6 534 tonnes, en baisse de 10 % par rapport à 2021, en raison des effets du réchauffement climatique. La sécheresse et les précipitations irrégulières ont perturbé le calendrier de floraison des plantes, ce qui a affecté la capacité des abeilles à se nourrir, les rendant plus vulnérables à leur environnement. Cette situation a commencé à se détériorer il y a environ 5 ou 6 ans, a communiqué un article de Média24.

La filière apicole au Maroc a connu une évolution positive ces dernières années, avec une augmentation de la production de miel, du nombre d’apiculteurs et de ruches modernes. Cependant, la sécheresse et les précipitations désordonnées causées par le réchauffement climatique ont affecté la production de miel dans certaines régions, comme dans l’Oriental, où la production de miel d’oranger a chuté de plus de 50 % par ruche.

En 2022, les apiculteurs ont constaté une mortalité massive des abeilles dans différentes régions du Maroc. Le manque de pollen causé par le déficit hydrique est la principale cause de cet effondrement des colonies d’abeilles, plutôt que les pesticides. Malheureusement, le plan d’urgence du Ministère de l’agriculture, qui comprenait des enquêtes et des traitements pour les ruches, ainsi que la reconstruction de celles qui ont été perdues, est en retard. En effet, des régions sont touchées de nouveau par le phénomène de l’effondrement des colonies d’abeilles, un an après les premiers ravages. La région de l’Oriental est particulièrement touchée. Le processus d’appel d’offres pour l’achat de ruches est long et fastidieux, retardant ainsi la distribution de celles-ci aux apiculteurs. Ce retard a également des conséquences sur la collaboration entre l’ONSSA et les apiculteurs, car plusieurs d’entre eux ont décidé de ne pas déclarer toutes leurs ruches en raison de l’absence d’aides promises l’année précédente.

Selon la même source, le manque de transparence des apiculteurs concernant le nombre de ruches qu’ils possèdent peut favoriser la prolifération de la varroase, une maladie dangereuse pour les abeilles. Cependant, la maladie peut être évitée si les abeilles ont suffisamment de pollen. Certains endroits comme Béni Mellal et Rhamna sont optimistes quant à la reprise de la production de miel grâce aux conditions météorologiques favorables.

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