Accueil / Actualités / Actu Maroc / L’Aïd al-Adha ne serait pas célébré par l’ensemble des ménages marocains

L’Aïd al-Adha ne serait pas célébré par l’ensemble des ménages marocains

Les dépenses seraient plus importantes pour les ménages marocains les plus défavorisés à l’occasion de l’Aïd al-Adha. 

Une étude du Haut-Commissariat au Plan (HCP) a permis d’établir les dépenses des ménages marocains en cette période de l’année qui mixe rentrée scolaire et célébration religieuse (Aïd al-Adha). C’est la première fois qu’une étude de ce genre est réalisée.

Les dépenses peuvent être importantes, notamment en ce qui concerne les ménages marocains les plus défavorisés. En effet, pour 20% des ménages les moins aisés, le total de cette double dépense  dépasserait 78% de leur dépense moyenne totale sur un mois.

Et malgré sa popularité et son importance, l’Aïd al-Adha est de moins en moins célébrée par l’ensemble des ménages marocains. En effet, selon le HCP, 4,7% des ménages marocains n’auraient pas fêté l’Aïd al-Adha en 2013. On remarque néanmoins une baisse, en comparaison avec la période 2000/2001, (avec 5,2%).

Les ménages riches sont les principaux concernés. En effet, près de 12% des ménages les plus aisés au Maroc ne sacrifient pas de mouton à l’occasion de l’Aïd al-Adha, contre moins de 2% pour les ménages défavorisés. On note aussi que 11,6% des chefs de ménage (avec un niveau d’enseignement supérieur) s’inscrivent dans cette tendance, contre 4% pour les chefs de ménage sans niveau d’instruction. Selon le HCP, plus on est riche et instruit et plus on aurait tendance à se soustraire de cette « obligation », célébration religieuse.

L’Aïd al-Adha revient à investissement de 29% (en moyenne) dans la dépense globale mensuelle du ménage marocain. Bien évidemment, cette moyenne est variable selon le niveau de vie des ménages marocains. Pour les ménages les plus défavorisés cette charge représente plus de la moitié, soit 57% de la dépense globale mensuelle, contre 15% pour les ménages les plus aisés.

De plus, les ménages marocains doivent faire face à l’augmentation progressive du prix des animaux. En effet, le prix moyen d’un animal s’est élevé à 1.841 dirhams en 2013 (contre 1 100 dirhams en 2000). On enregistre ainsi une augmentation de 67%, soit l’équivalent de +4%/an. Selon le HCP, la dépense générée par l’ensemble des ménages a atteint 13 milliards de dirhams.

Regardez aussi

Fruits-et-légumes-Les-grossistes-en-attente-d-une-licence-pour-une-navette-entre-les-villes

Fruits & Légumes : Le train qui relie Perpignan à Rungis reprend du service

Le train qui relie Perpignan à Rungis pour l’acheminement de fruits et légumes reprend du …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *