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Biodiversité : L’IPBES tiendra sa prochaine session au Maroc

La candidature du Maroc rappelle l’intérêt qu’accorde le royaume à la question vitale qu’est la préservation de la biodiversité et des écosystèmes.

La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), a décidé, samedi à la clôture de ses travaux à Paris, de tenir sa prochaine session au Maroc en 2021.

La date exacte de tenue de la 8ème session de l’IPBES sera définie en commun accord avec le Maroc. Mais a priori, elle est prévue pour janvier ou février 2021, a-t-on précisé auprès de l’IPBES.

A cette occasion, le président de l’IPBES, le Britannique Sir Robert Watson, s’est dit heureux de voir le Royaume du Maroc, « ce pays magnifique», connu pour réussir l’organisation de grands événements planétaires portant sur le climat, comme la COP 22 à Marrakech, accueillir la prochaine session de l’IPBES.

L’IPBES a tenu, du 29 avril au 4 mai au siège de l’Unesco, les travaux de sa 7ème session avec la participation de plus de 800 délégués, dont de hauts représentants de gouvernements, des experts scientifiques et des parties prenantes de plus de 130 pays.

Le Maroc y a été représenté par une forte délégation représentant divers départements gouvernementaux et organismes publics s’intéressant à la question de la biodiversité.

La délégation marocaine, conduite par Mostapha Madbouhi, chef de la Division de la diversité biologique au Secrétariat d’Etat chargé du développement durable, était composée notamment de Mmes Soad Souleimani, conseillère chargé de la coopération multilatérale et de la Francophonie près de l’ambassade du Maroc à Paris, Khadija El Yakoubi de la Direction régionale de l’Environnement de Fès-Meknès et Yasmina EL Bahloul, coordinatrice de l’unité de recherche d’amélioration et de conversation des ressources phylogénétiques à l’Institut national de la Recherche Agronomique (INRA).

La délégation marocaine comprenait également parmi ses membres Abdelkadouss Morchid, de l’Agence Nationale pour le développement de l’Aquaculture (ANDA), Mohamed Farkhaoui, Directeur par intérim de l’Institut Scientifique et Lhoussaine Khdour, Directeur régional à la Direction régionale de l’environnement de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Réagissant à cette décision, le président de la délégation marocaine Mostapha Madbouhi, qui a tenu à remercier le Secrétariat de l’IPBES et toutes les délégations des États membres pour la confiance placée en le Royaume, a affirmé que le Maroc se fait un honneur d’accueillir la huitième session de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques.

Après avoir rappelé l’organisation par le Royaume de plusieurs conférences internationales, notamment la COP 22 sur le changement climatique dont la tenue à Marrakech a été un véritable succès salué au niveau international, M. Madbouhi a indiqué que le Maroc veillera à assurer les meilleures conditions de réussite aux travaux de l’IPBES.

Dans une déclaration à la MAP, le président de la délégation marocaine s’est félicité du choix porté sur le Maroc pour accueillir la prochaine session de l’IPBES, surtout que le Royaume, sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, adhère au front international de lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité.

La décision du Maroc de se porter candidat à la 8ème session de l’IPBES montre « aussi tout l’intérêt qu’accorde le Royaume à la question vitale qu’est la préservation de la biodiversité et des écosystèmes », a-t-il dit.

Il a rappelé dans ce contexte que le Maroc a lancé deux évaluations nationales pour les régions de Souss-Massa et de Beni Mellal-Khenifra. L’objectif étant de réaliser une évaluation éco-systémiques de ces deux régions pilotes, a-t-il dit.

L’IPBES, considéré comme le GIEC de la biodiversité, a adopté au terme des travaux de sa 7ème session, le Rapport d’évaluation mondiale sur la biodiversité et les services éco-systémiques.

Il s’agit du premier Rapport intergouvernemental du genre et de l’analyse la plus complète de la nature disponible à ce jour depuis l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire de 2005.

Le Rapport, qui a mobilisé durant trois ans, sous l’égide de l’ONU, 150 scientifiques de 50 pays, épaulés par plus de 300 experts, sera publié lundi et servira de base à la prochaine réunion de l’ONU sur la biodiversité, la COP15, prévue en Chine en décembre 2020. Il devra alerter sur l’état de la biodiversité dans le monde.

Créée en 2012, l’IPBES, qui est un organe intergouvernemental, mobilise des centaines de scientifiques du monde entier. Il fournit aux décideurs politiques des évaluations scientifiques objectives de l’état des connaissances sur la biodiversité, les écosystèmes et les avantages qu’ils procurent aux personnes, ainsi que les outils et méthodes pour protéger et utiliser durablement ces atouts naturels vitaux.

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