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Xylella fastidiosa en Italie: Des responsables placés sous enquête
Les ravages de la bactérie Xylella fastidiosa sur olivier en Italie - photo:DR

Xylella fastidiosa en Italie: Des responsables placés sous enquête

Xylella fastidiosa en Italie: Des responsables placés sous enquête.

Trois juges ont décidé récemment en Italie, de placer sous enquête neuf personnes en charge de la lutte contre Xylella fastidiosa, la bactérie tueuse des oliviers qui a fait des ravages aux arbres des Pouilles.

Certains d’entre eux sont accusés de violation des dispositions environnementales, les autres de fausse appréciation des risques. Jusqu’à présent, les magistrats privilégiaient deux hypothèses de l’arrivée de la bactérie en Italie au début des années 2010 : son importation en provenance de l’Amérique du Sud dans le cadre d’un banal commerce de plantes exotiques ou son introduction par des scientifiques.

La bactérie Xylella Fastidiosa ravage les arbres des Pouilles en Italie depuis 2013. Quelque 30 000 hectares d’oliveraies ont déjà été détruits dans le sud de l’Italie par la bactérie Xylella Fastidiosa en l’espace de deux ans. Et seule la destruction des végétaux infectés permet de lutter contre l’extension de l’épidémie car aucune solution pour soigner les arbres n’a encore été trouvée. Une zone tampon a été mise en place par les autorités locales pour stopper la progression de la bactérie plus au nord.

La tueuse d’oliviers est identifiée pour la première fois en Europe sur les oliviers des Pouilles en Italie, une des premières régions productrices d’huile d’olive au monde. Son mode de transmission : un plant de caféier ornemental arrivé du Costa Rica dans le port de Rotterdam, selon les travaux de l’Institut agronomique méditerranéen, basé à Bari (Italie).

Un problème supplémentaire pourrait être relevé. Certaines plantes hôtes de la bactérie peuvent être asymptomatiques, ce qui accroît le risque d’infection. Il faudrait interdire l’importation des 300 espèces hôtes connues. Et encore, cette mesure ne serait que partielle puisqu’elle ne prendrait pas en compte les espèces hôtes encore inconnues.

A rappeler qu’il n’existe à l’heure actuelle aucun moyen d’éradication de la bactérie. Et pour éviter toute propagation de l’agent pathogène dès les premiers cas infectés sur le reste du territoire, les plants malades détectés doivent être arrachés.

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