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Forte demande des pastèques marocaines en Allemagne
Pastèque - ph :DR

Des mesures fortes pour réguler la production de pastèques à Zagora

Le Maroc prend des mesures drastiques pour faire face à la pénurie d’eau : régulation de la production de pastèques à Zagora.

La crise de la pénurie d’eau au Maroc atteint un nouveau sommet alors que le gouvernement intensifie ses efforts pour réguler la production de pastèques, une culture gourmande en ressources hydriques. La province de Zagora, un acteur clé dans la production de cette délicatesse juteuse, se voit imposer des restrictions sévères dans le but de rationner l’eau de plus en plus rare.

La décision a été annoncée lors d’une réunion au siège de l’administration le 18 octobre 2023 précise moroccoworldnews, où le gouverneur de Zagora a déclaré qu’une superficie maximale d’un hectare serait désormais autorisée pour la culture de pastèques. Cette mesure vise à freiner la demande en eau, en particulier dans les zones proches des champs de pompage d’eau potable définis par les comités locaux, englobant les rives du fleuve Draa et les oasis, ainsi que les lits des rivières.

Afin d’assurer la mise en œuvre de cette décision cruciale, des comités locaux ont été mis en place pour surveiller attentivement la quantité d’eau utilisée pour l’irrigation, tout en ayant le pouvoir d’appliquer des mesures légales contre ceux qui ne respectent pas les restrictions.

Cette décision intervient dans le contexte d’une série de mesures prises par le gouvernement marocain pour faire face à la crise de l’eau. En septembre 2022, le ministère marocain de l’Agriculture a supprimé les subventions à l’irrigation pour les cultures à forte consommation d’eau telles que les avocats, les pastèques et les agrumes, en réponse à une pression croissante de la part de la population et des organisations environnementales précise la même source.

Les chiffres révèlent une croissance alarmante de la production de pastèques au Maroc entre 2017 et 2022, avec une augmentation annuelle moyenne de 13%. Cependant, les exportations de pastèques ont montré des signes de ralentissement au cours des six premiers mois de 2023, notamment une chute de 50% des exportations vers l’Espagne, le principal marché d’exportation du pays qui rappelons le importe 65% de ses pastèques du Maroc.

La crise de l’eau au Maroc est exacerbée par les effets du changement climatique, avec des sécheresses répétées et une diminution constante des ressources hydriques. Les rapports de la Banque mondiale classent le Maroc parmi les pays ayant les ressources en eau les plus faibles par habitant, avec une moyenne de seulement 645 mètres cubes par an en 2015, bien en dessous du seuil international de pauvreté en eau de 1 000 mètres cubes par habitant.

Les prévisions de la Banque mondiale suggèrent que la crise de l’eau au Maroc ne fera qu’empirer d’ici 2050, avec une estimation de seulement 500 mètres cubes d’eau par habitant, se rapprochant dangereusement du seuil de pénurie extrême d’eau.

La décision gouvernementale de mettre fin aux subventions à l’irrigation pour les cultures gourmandes en eau a été motivée en partie par des campagnes en ligne appelant à l’arrêt de ces pratiques. Les organisations environnementales, dont Maroc Environnement 2050, ont activement plaidé en faveur de l’arrêt de la culture de la pastèque et de l’avocat.

La sécheresse sévère de l’année dernière a déjà mis à rude épreuve les barrages marocains, atteignant un niveau de remplissage record, le plus bas depuis cinq ans. Cette situation alarmante, conjuguée à une augmentation des sécheresses dues au changement climatique, a conduit à l’adoption de mesures radicales dans différentes régions, telles que le rationnement de l’eau et l’interdiction de l’utilisation d’eau potable pour irriguer les espaces verts publics. La crise de l’eau au Maroc nécessite des mesures immédiates et concertées pour préserver les ressources hydriques du pays et assurer un avenir durable.

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