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Quel avenir pour les oasis du Maroc ?
Aujourd'hui, le Maroc aurait perdu 2/3 de ses oasis en un siècle - (ph:DR)

Quel avenir pour les oasis du Maroc ?

Les oasis du Maroc sont de plus en plus menacées par les changements climatiques.

Dans certaines régions du Maroc, telles que le sud-est, l’assèchement des oasis s’illustre de manière dramatique. Les oasis sont de plus en plus aujourd’hui menacées de disparaître avec le réchauffement climatique. Depuis les années 1980, le sable ne cesse d’avancer sur certaines villes de la région et le spectacle est désolant. En effet, des centaines de palmiers pourrissent sur une terre craquelée.

Certaines de ses régions étaient réputées pour être des terres agricoles. Mais les longues périodes de sécheresse et l’exode rural, font de ses terres: des oasis quasiment arides et stériles. L’agriculture est devenue marginale.

Les oasis font partie des richesses naturelles du Maroc. Aujourd’hui, elles sont perdues dans le désert et confrontées aux impacts des changements climatiques. Pendant des siècles, elles ont formé un inexpugnable bouclier contre la désertification. Mais elles souffrent désormais de la sécheresse et d’une forte baisse de la nappe phréatique qui est conséquence directe de sa surexploitation et de la mauvaise gestion des eaux de surface. Mais aussi une conséquence de l’urbanisation croissante. Aujourd’hui, le Maroc aurait perdu 2/3 de ses oasis en un siècle.

À l’occasion de la COP22, le Maroc, présentera un plan d’action pour la sauvegarde de ces écosystèmes, dont une nouvelle proposition: “l’Oasis durable”. Une restructuration qui se fait notamment via le Plan Maroc Vert, lancé en 2008 pour restructurer son agriculture. Les palmiers dattiers sont un mur naturel contre la désertification. En effet, grâce à la plantation de dattiers dans certaines exploitations, certains sols sont fertiles.

Le Plan Maroc Vert a mis en oeuvre un ambitieux programme de reconstitution des palmeraies. Après avoir chuté de 15 à 4,8 millions, le nombre de palmiers dattiers est remonté à 6,6 millions, avec un objectif de 8 millions en 2020. Les palmiers sont l’épine dorsale de l’économie de la région en termes de revenus et d’emplois. Il s’agit de créer de la richesse pour en faire des zones attractives pour les populations, tout en préservant le patrimoine grâce à l’utilisation rationnelle des ressources et la sauvegarde de la biodiversité.

Cependant, l’action locale ne suffit pas, il faut une coopération internationale pour sauver les oasis. Beaucoup espèrent trouver des réponses, des solutions, des aides avec la COP22.

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