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Edito: Le Maroc a-t-il retenu la leçon donnée par la nature?

Le Maroc a-t-il retenu la leçon donnée par la nature?

L’agriculture est un secteur économique très important au Maroc. Un secteur qui connait néanmoins des variations importantes en fonction des conditions climatiques. Selon que ces pluies soient abondantes ou insuffisantes, et c’est tout le pays qui tousse.

Alors que les espoirs de tout un pays sont portés par ses pluies, en particulier lors du mois de décembre, cette année est apparu un paramètre imprévisible du nom d’El Niño qui venait tout remettre en question et tout bouleverser, pas seulement au Maroc mais partout dans le monde.

Mais pour le Maroc puisque c’est bien lui qui nous intéresse dans ce billet, force est de constater que la sécheresse impacte des régions qui connaissent des pluviométries importantes, le déficit hydrique dans les zones de production les plus consommatrices en eau d’irrigation remet tout en question. Ce phénomène naturel El Niño a littéralement déboussolé notre agriculture et notre climat, et c’est la nappe phréatique qui en paie le prix.

De facto, est-il légitime aujourd’hui de se demander si ce paramètre pluviométrique est suffisamment pris au sérieux? N’est-il pas un peu tard pour lancer le plan anti-sécheresse? Peut-on considérer que la campagne est déjà compromise?

La réalité du jour, est que la campagne tire vers sa fin, les mesures prises sont importantes, on parle d’une enveloppe budgétaire allouée de 4,5 MMDH, d’un potentiel d’indemnisation de la Mamda de 1,25 MMDH, des montants impressionnants qui rassurent.

Et puis faut-il préciser que tout n’est pas à jeter, que nous pouvons faire confiance en nos politiques et en notre agriculture? Depuis le Plan Maroc Vert, nous ne pouvons que reconnaître l’impacte d’une véritable politique agricole. Forte de son succès, cette politique du Plan Maroc Vert inspire même un bon nombre de pays à travers le monde et notamment en Afrique.

Aussi, même s’il est facile de constater à posteriori, une chose est certaine, tous les projets structurants entrepris, même trop tard, nous servirons à l’avenir. En attendant, prions pour que la campagne soit sauvée, et que notre agriculture et nos agriculteurs puissent survivre à la crise qui s’annonce…

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