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L’Afrique doit nourrir le monde

L’Afrique pourrait devenir le grenier alimentaire du monde.

Lors de la 70e Journée mondiale de l’alimentation, la communauté internationale s’est mobilisée autour des Objectifs de développement durable. Parmi les objectifs, celui de l’élimination de la faim et de la malnutrition d’ici 2030, ainsi que la création de structures de production agricole plus résilientes et plus écologiques. Un discours qui ressemble fortement à celui de la 5ème édition de l’Agribusiness Forum en avril 2015.

Les objectifs du développement durable

Pour Paul Kagame, président de la République du Rwanda et K.Y. Amoako, fondateur du Centre africain pour la transformation économique au Ghana, les nouveaux objectifs du développement durable pourraient devenir une chance historique de pouvoir rénover l’agriculture de l’afrique qui pourrait devenir ainsi le grenier alimentaire du monde.

La population mondiale croît rapidement, les conséquences des changements climatiques sont de plus en plus évidentes et la quantité de terres arables ne fait que régresser, ce qui impose donc un défi d’envergure. L’Afrique dispose de 60% des terres arables du monde ainsi que des conditions climatiques propices à un vaste éventail de cultures. Pour assurer, à la fois, la sécurité alimentaire pour les Africains (un sur quatre souffrant de malnutrition) et propulser son économie en vue de devenir un grand exportateur de denrées alimentaires, des engagements et des aides doivent être considérées. En effet l’agriculture en Afrique demeure le domaine de petits exploitants et bien souvent ils n’ont pas accès aux technologies qui stimulent les rendements agricoles.

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Des projets à mettre en oeuvre

Pour mettre en place l’ambition de faire de l’Afrique le grenier du monde, et le faire en respectant l’environnement, des engagements, des investissements doivent être réalisés. Le secteur agricole africain doit s’engager dans un processus concret de transformation, cela nécessitera donc de plus grands investissements.  Pour diversifier les cultures, pour assurer un maillage plus serré avec les marchés naissants de consommation urbaine, pour lancer une production de denrées alimentaires de plus grande valeur, tant pour la consommation intérieure que pour les exportations, et, particulièrement dans les pays comme l’Inde et la Chine, où la demande est en croissance ; mais encore, pour soutenir l’innovation et la modernisation de l’agriculture, les autorités publiques doivent garantir les titres de propriété des agriculteurs sur leurs terres et ainsi les inciter à effectuer les investissements requis.

Justement, la grande difficulté réside dans le fait que, dans de nombreuses régions d’Afrique, les terres sont propriétés de collectivités, où presque tous les villageois détiennent des droits traditionnels à un fonds de terre. Ce système a permis d’éviter que les ruraux se retrouvent sans terre ou sans bien. Compte tenu de tout cela, les réformes pour rapprocher le régime foncier de l’agriculture commerciale moderne doivent tenir compte des traditions locales et respecter les titres fonciers des collectivités et des petits exploitants traditionnels.

Pouvoir stimuler l’emploi tout en préservant l’environnement, la population rurale de l’Afrique est déjà en grande partie sans emploi, si les stratégies et les objectifs pour le développement durable pouvaient être rapidement mis en place, la main d’oeuvre pourrait aussi et rapidement se lancer dans cet immense défi. Pour l’environnement, l’Afrique est capable et peut développer un système agraire écologiquement viable adapté aux conditions africaines.

Des actions à venir

Dans le but de créer des économies concurrentielles sur les marchés internationaux, pour la transformation du secteur agraire de l’Afrique, pour des initiatives élargies, en mars prochain, à Kigali va se tenir, le Forum sur la transformation de l’Afrique. Ce forum va accueillir les figures de proue du secteur public, du monde des affaires, des milieux universitaires et de la société civile de l’Afrique.

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