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Le Maroc s'allie avec l'Espagne pour sauver sa filière oléicole
Le Maroc s'allie avec l'Espagne pour sauver sa filière oléicole

Filière oléicole : Le Maroc se classe 3ème mondial dans les exportations

Filière oléicole : Le Maroc se classe 3ème mondial dans les exportations

La baisse de la production oléicole lors de cette campagne ne cesse d’avoir des répercussions négatives. En effet, le Maroc passe au rang de second exportateur mondial d’olives à celui de 3ème. 

La  rareté du fruit combinée à sa qualité moyenne a une incidence directe sur les prix de vente aux conserveurs d’olive de table. En effet, la filière est essentiellement tournée vers l’export avec un volume moyen de 90.000 tonnes exportées à fin octobre 2019. En valeur, ce volume représente un chiffre d’affaires de 1,3 milliard de DH, bien moins de ce que réalisait la filière dans les années 2000 avec 2,5 milliards de DH à l’export. Et même, le Maroc fait d’importants progrès. Avec la percée du marché américain, le Royaume a exporté 22.000 tonnes d’olives aux Etats-Unis.

Il faut souligner que, mauvaise ou bonne récolte, la production des olives table annuellement 1,4 million de tonnes. Toutefois, la où le bas blesse, c’est la branche des conserves. En effet, elle peine à dépasser les 90.000 tonnes à l’export. Pour les industriels, cette situation s’explique par le faible rendement à l’hectare, l’absence de soutien de la filière de l’olive de table et les dysfonctionnements dans la chaîne de l’approvisionnement.

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A cause des intermédiaires, les industriels font face, chaque année, à une fluctuation de l’offre notamment en période de mauvaise récolte. Pour la campagne 2019/2020, les olives se sont vendues à 7,5 DH/kg contre beaucoup moins en Espagne. Ceci rend plus difficile la compétitivité de l’olive marocaine sur le marché international.

D’autres facteurs expliquent aussi cette baisse de régime de la filière. Parmi eux, se trouvent la surveillance accrue par pays destinataires des pesticides, les prix de vente qui stagnent entre autres.

Pour certains, cette situation est incompréhensible quand on voit l’importance qu’a accordé le Plan Maroc Vert pour la filière oléicole. En effet, le Plan a relancé la production durant les 4 dernières années. De plus, la Fédération des industries de conserve des produits agricoles (Ficopam) surenchérit que la filière a même plus profité à la trituration.

En effet, le volume de production d’huile d’olive a triplé en 3 ans. Elle est passé de 120.000 tonnes en 2012 à 370.000 alors que la filière des conserves d’olive est en régression. Normal, elle ne reçoit plus que 25% de la production nationale d’olives. Le reste va vers le vrac et les industriels de l’huile de table. Pour la Ficopam, l’impact sur la production destinée à la transformation de l’olive en conserve est quasiment nul.

 

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