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La crise liée à la surproduction en viande de volailles au Maroc inquiète

La crise liée à la surproduction en viande de volailles au Maroc inquiète

La crise liée à la surproduction en viande de volailles au Maroc inquiète

« Les éleveurs de volailles vivent une crise pour la quatrième année de suite, ce qui les a menés à perdre une bonne partie de leur investissement et creuser leur dette auprès de leur partenaires fournisseurs et banques ». C’est ce que révèle Ahmed Addioui, président de l’association nationale des producteurs des viandes de volailles (APV), membre de la FISA.

Cette situation alarmante et très inquiétante trouve son origine dans plusieurs facteurs selon le président de l’APV. En effet, il faut avant tout noter la surproduction de viande de volaille au Maroc. A cela, s’ajoute la baisse continue des prix des viandes de volailles. « Les prix ne dépassent pas 12 DH/Kg, ils ont même baissé sous la barre des 9 DH/Kg. Ce niveau des prix ne couvre pas les coûts de production qui varient entre 11,50 DH et 12,50 DH/kg ».

Cette dernière est combinée à la baisse des prix de la dinde. En effet, celle-ci représente 15% du marché et engendre des pertes qui dépassent les 3 DH au kg. Et comme si ces facteurs ne suffisaient pas, il y a une baisse de la consommation des volailles au Maroc.

Comment redresser la barre ?

« Il y a eu des investissements assez conséquents dans le secteur et aujourd’hui, il est clairement en surproduction», confirme Youssef Alaoui à nos confrères.

Pour résoudre ce problème, il faut encourager davantage la consommation. « Le Marocain consomme en moyenne 20 Kg de viande de volaille par an. C’est bien l’objectif qu’on s’est fixé dans le Plan Maroc Vert. Nous faisons certes mieux que la moyenne enregistrée au niveau des pays africains qui est de 3 Kg, mais nous sommes loin de la consommation des pays développés qui font le double de la nôtre», avance Alaoui.

Pour ce dernier, l’objectif de consommation inscrit dans le PMV est atteint. Toutefois, les résultants du plan agricole sont insuffisants pour combler l’offre qu’il y a sur le marché. Cela s’est accentué par le fait « que le Marocain n’est pas encore attiré par la consommation des produits élaborés qui doivent normalement booster la consommation. Il y a un travail à faire en termes de communication, de dégustation… ».

Le président de la FISA avance que le secteur est desservi en partie par la désinformation. Cette dernière fait croire aux consommateurs que la volaille n’est pas contrôlée. « Toute la chaîne, de l’intrant (maïs et soja) jusqu’à la volaille, est sécurisée et contrôlée. Chaque ferme est obligée par la loi d’avoir un encadrant vétérinaire. Donc, matière première et élevage sont tracés et sont aux normes. Contrairement à ce qui est dit, 100% du poulet est contrôlé, alors que 90% du circuit de commercialisation ne l’est pas », précise Alaoui.

Et même, récemment, le Ministre de l’agriculture du Maroc, Aziz Akhannouch était revenu sur les conditions de commercialisation dans l’aviculture.

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Un commentaire

  1. Avatar

    Entre ce que gagne les éleveurs de volailles et le prix vendus dans le commerce , c’est une honte ,

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