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Capital naturel: Un financement de 2 millions d'euros au Maroc
Capital naturel: Un financement de 2 millions d'euros au Maroc

Capital naturel: Un financement de 2 millions d’euros au Maroc

Un programme pour évaluer le capital naturel de 6 pays africains dont le Maroc serait en vue.

L’AFD a signé avec l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), une convention finançant à hauteur de 2 millions d’euros une « Coopération régionale pour de nouveaux indicateurs de comptabilité écosystémique en Afrique » (COPERNICEA).

Le programme COPERNICEA appuiera six pays africains francophones, dont le Maroc, dans l’élaboration de comptes environnementaux selon la méthode CECN (comptabilité écosystémique du Capital naturel).

La collecte et l’analyse d’images satellitaires caractérisent l’usage des sols et l’état des écosystèmes; celle-ci s’étant complétées par des données physiques et socioéconomiques. La comptabilité environnementale associée permet d’étudier les évolutions des écosystèmes, l’impact des investissements et d’évaluer le coût économique des restaurations écologiques qui seraient nécessaires.

Opérant un véritable changement de paradigme, ces nouveaux indicateurs devraient améliorer la prise de décision en matière d’investissement et compléter la comptabilité nationale (croissance, emploi, marchés), qui néglige les écosystèmes.

L’OSS, organisation internationale basée à Tunis, mettra en œuvre COPERNICEA pendant quatre ans. Par ailleurs, le Maroc, la Tunisie, la Guinée, le Niger, le Sénégal et le Burkina Faso bénéficieront de ce programme. En effet, ces derniers forment un échantillon d’États côtiers, sahéliens ou maghrébins. De même, ils se confrontent sont tous à des défis majeurs : eau, climat, usage des terres et érosion de la biodiversité.

Ce programme de financement permettra également de contribuer à mieux évaluer le capital naturel des ces pays. Il éclaire les choix d’investissements agricoles, infrastructurels ou touristiques du point de vue de leurs impacts sur les écosystèmes, les ressources en eau, l’évolution du stock de carbone et l’usage des sols.

Ce nouvel outil comptable permettra à l’ensemble des pays africains de s’inscrire dans l’agenda biodiversité fixé lors de la COP15 de la Convention sur la diversité biologique qui aura lieu l’automne prochain à Kunming, en Chine.

 

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