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Organic market fruits and vegetables
Biologique - Ph : DR

Une alternative à la certification biologique trop coûteuse ?

Prix trop élevés ou documentation complexe sont des freins pour l’agriculture biologique en Afrique. Une solution pour la certification agricole durable existe : les systèmes participatifs de garantie (SPG).

Les agriculteurs africains font face à un défi majeur lorsqu’il s’agit de certifier leurs produits comme étant durables pour les marchés locaux et régionaux. Les certifications européennes telles que l’Agriculture Biologique (AB) sont souvent trop coûteuses et nécessitent une documentation complexe, ce qui exclut de facto la majorité des producteurs du continent. C’est pourquoi les systèmes participatifs de garantie (SPG) se sont développés comme une alternative à la certification par tierce partie en Afrique et le Cirad peut promouvoir cette tendance.

Depuis la création du premier SPG africain en Afrique du Sud en 2005, le mouvement a connu une accélération remarquable dans les années 2010. Aujourd’hui, près de 50 SPG sont opérationnels ou en voie de l’être, regroupant environ 10 000 agriculteurs sur 34 000 hectares de terres.

Cette montée en puissance des SPG trouve son origine dans une demande croissante de produits sains et durables, combinée à un vide juridique en matière d’agriculture biologique. Les consommateurs, notamment dans les villes, privilégient de plus en plus les produits durables, comme en témoignent les initiatives de vente directe telles que les Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) ou les marchés paysans. Cependant, la certification de ces produits n’est pas encadrée par la loi, laissant ainsi la place aux SPG qui portent majoritairement le développement de l’agriculture biologique.

Jusqu’à récemment, un réseau informel permettait aux membres des SPG africains de communiquer via une messagerie instantanée. Cependant, faute de moyens, ces membres n’avaient jamais pu se réunir physiquement. Cela a changé avec la tenue de la première rencontre régionale des SPG d’Afrique de l’Ouest et centrale en février dernier en Côte d’Ivoire. Cette rencontre, organisée par le Cirad en collaboration avec l’ONG Nitidae, les projets Pretag et Marigo, et accueillie par l’École supérieure d’agronomie INPHB, a réuni des représentants de 13 SPG actifs ou en cours de création.

Les participants à cette rencontre régionale ont exprimé un fort engagement et un enthousiasme sans faille. Pendant trois jours d’échanges, ils n’ont pas ménagé leurs efforts pour discuter et partager leurs expériences. À l’issue de la rencontre, une déclaration commune a été adoptée, marquant ainsi une étape importante dans le renforcement des liens entre les SPG d’Afrique de l’Ouest et centrale.

L’un des constats majeurs de cette rencontre a été la difficulté pour les SPG d’avoir une organisation horizontale et de compter sur la participation de tous les acteurs, qui sont pourtant au cœur de leur raison d’être. Pour relever ces défis, le Cirad a lancé plusieurs initiatives depuis 2019 pour accompagner la croissance des SPG.

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