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L’agrumiculture marocaine, entre défis et perspectives

Le déclin des exportations d’oranges du Maroc : Un impact mondial et des défis locaux.

Maroc, autrefois leader des exportations d’oranges, enregistre une baisse dramatique – Changements climatiques et concurrence féroce mondiale, les pays du nord veulent relancer la dynamique.

Le Maroc, troisième plus grand producteur d’oranges en Afrique, traverse une crise majeure dans son secteur agrumicole, marquée par une chute spectaculaire de ses exportations. Alors que le pays dominait autrefois le marché mondial, des facteurs météorologiques et une concurrence accrue ont amené les exportations d’oranges marocaines à leur plus bas niveau en huit ans.

Impact des changements climatiques et concurrence internationale :

Les changements climatiques et la pénurie d’eau ont créé un cocktail dévastateur pour les agrumiculteurs marocains. Les températures record enregistrées en août ont nui aux rendements, réduisant la production et la superficie de récolte. Cette tendance à la baisse n’est pas exclusive au Maroc, car d’autres grands producteurs mondiaux tels que l’Espagne, l’Italie, et les États-Unis sont également touchés par des conditions météorologiques extrêmes.

Toutefois pendant que le Maroc lutte contre les effets du climat, d’autres acteurs mondiaux, tels que l’Égypte et l’Afrique du Sud, enregistrent des niveaux record d’exportations. Les oranges égyptiennes, en particulier, gagnent du terrain sur les marchés où les produits marocains étaient autrefois dominants, intensifiant la compétition mondiale. Il y a déjà une dizaine d’années, certains producteurs alertaient déjà sur la tendance et sur la concurrence égyptienne de plus en plus forte. Aujourd’hui, le constat est implacable les courbes se sont clairement inversées et le Maroc a continué arraché des arbres pour aujourd’hui ne plus être considéré comme un acteur dominant du marché.

Des marchés qui se restreignent de plus en plus 

La géographie des exportations marocaines s’est rétrécie, passant de 54 pays en 2022 à seulement 44 en 2023. Les principaux importateurs, tels que les Pays-Bas, les États-Unis, le Canada, la Mauritanie et la Russie, ont tous enregistré une diminution des livraisons. De plus, les agriculteurs locaux se tournent vers des cultures plus rentables, délaissant l’orange comme indiqué précédemment.

Quelles perspectives ?

La saison agrumicole marocaine commence avec des défis majeurs, notamment des volumes réduits et des calibres trop petits. Les régions agrumicoles clés du pays font face à des difficultés attribuées aux fortes chaleurs et au manque persistant d’eau. Et puis les producteurs ont arraché année après année cette culture de moins en moins rentable.

Pourtant et c’est paradoxal, l’Organisation mondiale des agrumes (OMD) annonce des perspectives positives pour la production d’agrumes dans l’hémisphère Nord, soulignant une reprise soutenue du fait de conditions climatiques changeantes plus adaptés, et une demande toujours importante. Cependant, les avertissements concernant les défis climatiques, géopolitiques et économiques persistent.

Faut-il s’attendre à un rebond de la production marocaine vers l’agrumiculture ? Où l’âge d’or est désormais révolu ? Le déclin des exportations d’oranges au Maroc n’est pas seulement un défi local, mais une dynamique mondiale qui reflète les pressions exercées sur l’industrie des agrumes. Les conséquences de cette crise se font ressentir sur les marchés mondiaux, mettant en évidence l’urgence d’adaptation aux changements climatiques et la nécessité de repenser les stratégies agricoles à l’échelle mondiale.

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