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Plan Maroc Vert : une décennie de transformation

Plan Maroc Vert : une décennie au chevet de l’agriculture marocaine.

Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a présenté, mardi dernier, le bilan des programmes transverses du plan Maroc Vert et leur contribution au développement de l’agriculture marocaine.

La rencontre a connu la présence de tous les acteurs du monde agricole notamment les directeurs centraux et régionaux, les patrons d’offices et d’établissements publics du secteur (ONCA, ADA, EACCE, ANFCC, ONICL, ONSSA, SONACOS), les présidents des chambres d’agriculture et les présidents de fédérations interprofessionnelles.

Les résultats indiquent un PIB agricole de 125 milliards de DH, une hausse de 60% par rapport à 2008, année de démarrage de la stratégie, avec un taux de croissance moyen de 5,25%. En 2019, le PIB agricole devrait atteindre 128 milliards de DH.

Le montant des investissements réalisés en dix ans s’élève à 104 milliards de DH, dont 60% proviennent du privé. Selon les estimations du ministre, il atteindra 115 milliards de DH en 2019. L’apport des bailleurs de fonds et des partenaires internationaux a atteint 34 milliards de DH, dont 37% sous forme de dons.

En outre, le financement public atteindra 15 milliards de DH en 2018 dans l’agriculture solidaire et 30 milliards de DH dans les programmes transverses. L’agriculture irriguée s’étend actuellement sur 1,6 million d’hectares, répartis en 18% de la surface arable et 21% de la superficie cultivée annuellement. Le programme d’irrigation concerne 750.000 ha, soit 220.000 unités agricoles. 9 unités de production sur 10 ont moins de 10 ha.

La gestion de l’eau occupe une place de choix dans le plan Maroc Vert. Ainsi, les nouvelles technologies permettent maintenant d’utiliser la moitié de la quantité d’eau consommée habituellement pour produire trois fois plus. La politique de l’eau se traduit par la valorisation de 2 milliards de m2 en 2018 et 2,2 milliards en 2019. Ces programmes ont été à l’origine de la reconfiguration du PIB agricole moins dépendant des conditions météos. Ce qui permet à l’agriculture irriguée de contribuer pour 75% des exportations et 50% d’emplois.

Aussi, l’intégration des différentes chaînes de valeur fait également partie des axes de la stratégie verte. Ainsi, plusieurs réformes ont été réalisées afin de permettre aux agriculteurs d’accéder aux intrants. Le stock de semences de blé est passé de 500.000 tonnes à 2,2 millions de quintaux. D’où des récoltes record.

Le ministre de l’Agriculture a également mis le point sur la mécanisation agricole. En effet, on enregistre un taux d’équipement des surfaces cultivées de 9 tracteurs à l’hectare, comparé à 5 engins en 2008. De plus, la capacité de production des unités de valorisation et de transformation des produits agricoles a augmenté de 44%. Ainsi, 241 nouvelles unités ont été construites et 327 autres ont été équipées au profit des petits agriculteurs.

Dans le même registre, le contrat-programme de l’industrie agroalimentaire – paraphé en marge du SIAM en 2017 – a drainé les investissements depuis février 2018 pour atteindre 90 projets pour une enveloppe de 2 milliards.

Pour ce qui est des exportations agricoles,  une nette évolution est enregistrée. Elles ont progressé de 137% contre 94% pour les importations des produits alimentaires. Soit un taux de couverture des 2/3 au lieu de 50% en 2008.

Pour finir, le ministre s’est aussi attardé sur les efforts fournis pour le désenclavement du monde rural avec un budget de 3 milliards de DH pour la réalisation des routes et des pistes dans 415 communes.

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