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Les marques agroalimentaires marocaines à l'heure du digital
Le digital est encore un canal additionnel, il le sera encore longtemps, en plus des canaux de communication traditionnels - (ph:DR)

Les marques agroalimentaires marocaines à l’heure du digital

L’influence des réseaux sociaux dans la relation entre les consommateurs marocains et les marques agroalimentaires.

Au moment même où j’écris cet article. Sur Facebook, Bimo me demande quel « Blane » j’ai prévu pour la soirée du 31 décembre. Trident m’invite à tagguer l’ami qui a toujours l’habitude de me ramener du chwing-gum. Frico me propose via le hashtag #fricoinspiration de préparer un gâteau original à base de salade et de fromage. Indomie me lance un défi pour tenter de gagner 5 packs si jamais je devine un personnage de dessin animé. Genova m’explique via un GIF son mécanisme de promo in pack pour gagner des recharges internet gratuites INWI. Maymouna publie une vidéo recette facile pour préparer une buche de Noël au chocolat. Et l’une des mascottes de Aïcha m’apprend qu’il existe une langue uniquement sifflée sur l’île de la Gomera dans le cadre de la rubrique « Le Saviez-vous ? ».mehdi_el_bayad

A en croire les statistiques de Social Bakers. Les pages Facebook des opérateurs télécoms, des sites d’annonces ou de deals, des NTIC, des marques de l’automobile ou encore du secteur bancaire/ assurances ou de l’immobilier, sont encore les plus gros players en termes de nombre de consommateurs atteints et de budget marketing alloué. Normal, puisque c’est majoritairement des secteurs où l’entreprise est en contact direct avec le consommateur via CRM, surtout quand il s’agit d’un service et d’un achat répétitif comme les abonnements, les forfaits et les recharges téléphoniques. Maroc Telecom, Orange (Ex Méditel) et Inwi, sont d’ailleurs les seules marques marocaines à avoir dépassé le cap des 2 millions de fans sur leurs pages Facebook respectives. A côté de ces players « traditionnels », l’engouement des marques agroalimentaires se fait de plus en plus ressentir, notamment du côté des produits destinés aux enfants: biscuiterie, confiserie, …

Le Community Management est basé principalement sur des publications d’images avec placement du produit, dont le contenu varie entre l’incitation à l’achat, ou les vœux à l’occasion d’une fête ou d’une date spéciale. Bref, des publications franchement commerciales qui génèrent peut-être des « Likes », mais moins souvent des commentaires et très rarement des partages. En effet, ce n’est pas en appuyant sur un bouton ou en passant une commande auprès d’une agence spécialisée, qu’on arrive à obtenir de l’engagement. Ce dernier nécessite un travail de fond, une réflexion approfondie sur l’ADN de la marque et son univers, pour pouvoir créer un contenu commercialement non agressif, intéressant, utile, générant des émotions et donc de l’engagement matérialisé par des commentaires, dans un stade plus avancé des partages.

L’autre enjeu c’est les vidéos et notamment les short-vidéos. Et là aussi, je vais continuer à parler quasi-exclusivement de Facebook, car non seulement c’est 98% de présence des annonceurs sur le digital d’après l’étude « Digital Trends Morocco 2017 », présentée lors du dernier African Digital Summit organisé par le Groupement des Annonceurs du Maroc (GAM), mais aussi parce-que ce format s’est complètement « facebookisé », alors que le terrain de jeu était avant Youtube. Facebook met à la disposition des annonceurs les mêmes KPIs, notamment les vues et leurs durées, l’internaute est exposé à la vidéo qui se déclenche automatiquement sans cliquer sur « Play », contrairement à Youtube, Facebook Live connaît un franc succès. D’ailleurs, Bel via la marque La Vache Qui Rit était parmi les premiers agro-industriels à l’exploiter. De plus, il y a beaucoup plus de chance de générer de l’engagement en commentaires et en partages sur Facebook Vs. Youtube où même les mentions « Like » ne sont pas un réflexe chez les internautes.

Le plus grand défi reste le budget. Car le digital est encore un canal additionnel -il le sera encore longtemps-, en plus des canaux de communication traditionnels. Et la création de contenu vidéo reste onéreuse. Rares sont les annonceurs qui arrivent à faire plus que du One Shot. Or les pages des marques ont besoin de quoi les faire vivre au quotidien. Les acteurs attendent donc celui qui révolutionnera le marché avec un contenu engageant et suffisamment abordable pour qu’il  soit récurrent…

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  • Ratpis

    Très intéressant !

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