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La race Beni Guil, l’ovin le plus prisé au niveau de l’Oriental

En savoir plus sur la race Beni Guil.

A l’approche de l’Aïd Al Adha, les souks et espaces aménagés d’Oujda en particulier et ceux de la région de l’Oriental en général, regorgent d’ovins et de caprins destinés à l’abattage à l’occasion de cette fête religieuse, spécialement la race Beni Guil.

Si l’offre en cheptel au niveau de la région comprend plusieurs races dont Sardi, Timahdit ou encore D’man, Beni Guil demeure, sans conteste, la race la plus prisée par la population locale qui jette son dévolu sur cette catégorie d’ovins connue pour son adaptation aux conditions rudes des steppes et surtout pour sa qualité gustative et nutritionnelle.

Appelée aussi localement « Daghma » ou « Hamra », cette race labellisée indicateur géographique protégé (IGP-Beni-Guil : label de qualité européen) depuis 2011, tient son nom des tribus des Beni Guil, établies sur les hauts plateaux de la région de l’Oriental notamment à Bouarfa, Tendrara, Figuig et Jerada.

Dans une région connue pour ses activités pastorales et son climat aride à semi-aride, l’animal se nourrit essentiellement des herbes, souvent considérées comme plantes médicinales tels que l’armoise qui s’étale sur une superficie de 1 million ha, l’alfa (2 millions ha) et l’atriplex.

Selon le président de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC), Abderrahmane Mejdoubi, cette catégorie d’ovin, à la tête brune foncée chez le mâle et légèrement claire chez la femelle, avec une toison blanche et dense, sans jarre, ni fibres colorées, pèse à la naissance 3 à 4 kg et oscille entre 70 et 90 kg à l’âge adulte.

La race Beni Guil, l’une des principales races locales marocaines intégrées dans le programme national d’amélioration génétique, a-t-il expliqué dans une déclaration à la MAP, bénéficie depuis 1988 de la subvention du ministère de l’Agriculture, et s’impose en tête des races adoptées par les éleveurs de la région, avec un effectif estimé à plus de 1,2 million de têtes.

M. Mejdoubi a, par ailleurs, fait savoir que l’ANOC, à la faveur d’un staff composé de vétérinaires, d’ingénieures et de techniciens, organise régulièrement des sessions de formation et d’encadrement au profit des éleveurs en vue de les impliquer dans la réalisation de tâches techniques de sélection, d’amélioration et de conduite alimentaire, notant que l’Association mène aussi des projets et des partenariats avec des associations professionnelles agricoles au Maroc et à l’étranger notamment en France, au Sénégal, en Belgique, en Allemagne et au Mali, le but étant d’échanger les expériences et les expertises en la matière.

« J’opte toujours pour la race Beni Guil depuis longue date, mais j’attends les deux derniers jours avant l’Aid El Kebir avant de faire l’acquisition », a pour sa part relevé Benyounes, un fonctionnaire quinquagénaire, qui fait partie de ces acquéreurs qui préfèrent prendre du temps dans l’attente d’une baisse des prix.

« Les vendeurs sont naturellement contraints, peu avant le jour du sacrifice, d’écouler leurs marchandises à des prix beaucoup plus abordables », a-t-il estimé, faisant observer que, depuis quelques années, les vacances estivales coïncident avec l’Aïd Al Adha puis la rentrée scolaire, d’où la nécessité de mieux gérer le budget.

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