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Gestion des ravageurs: Les pièges connectés font le buzz
Les pièges connectés font le buzz, l'avenir est dans le 2.0 - photo:DR

Gestion des ravageurs: Les pièges connectés font le buzz

La gestion des insectes ravageurs pourrait connaître une vraie révolution, grâce au développement des pièges connectés s2.0 qui font leur apparition sur le marché.

La société slovène Efos promet aux viticulteurs une économie de 75 % des frais de déplacement pour le relevé des pièges. En parallèle, elle garantit l’amélioration de la qualité et de la régularité du suivi. Et pour cause, son nouveau piège, le Trapview, intègre un système de capture d’images, a-t-on appris du magazine Réussir Vigne.

« Chaque nuit, la caméra prend une photo haute définition de la plaque de capture. Le cliché est ensuite envoyé sur un serveur qui analyse l’image et la met à disposition de l’utilisateur », explique Éric Stocklïn, ingénieur et directeur de la société NewFarm-Agriconsult, qui le commercialise en France, selon le site d’information Pleinchamp.

Pour Philippe Rothgerber, vigneron Alsacien équipé du piège, le gain est indéniable. « Avec des pièges classiques, il me fallait plus d’une heure pour faire le tour des sites. J’allais vérifier les pièges trois fois par semaine seulement. Aujourd’hui, il me suffit de cinq minutes par jour pour faire le point sur les comptages ». À la réception des clichés, les vignerons disposent d’un système de précomptage automatique, mais ils peuvent modifier les résultats en cas d’erreur, indique le site d’information. « Le logiciel est calibré pour discriminer les insectes selon différents critères entomologiques mais l’utilisateur peut affiner les comptages pour augmenter de manière progressive le seuil de reconnaissance et de précision de l’outil », souligne Éric Stocklïn.

Un atout pour la traçabilité

Autre avantage, indique la même source, la connexion via l’application Smartphone permet d’intégrer des photos prises à partir de pièges classiques, directement sur le serveur. « Ainsi, les vignerons peuvent bénéficier du service de précomptage automatique sur l’ensemble de leurs pièges », précise Éric Stocklïn. Toutes les images sont stockées sur le serveur, ce qui est un atout considérable en termes de traçabilité. « Cela m’évite de noter mes relevés sur des feuilles volantes… et de les perdre », confirme Philippe Rothgerber. Hormis le service d’analyse d’image, le Trapview fonctionne comme un piège classique. Il est vendu aux alentours de 900 euros mais est également disponible en location, pour 350 à 430 euros par saison.

De nombreux pièges similaires se développent

La société Advansee est en passe de commercialiser un dispositif similaire en France, dès 2016. Le piège fonctionne lui aussi comme un appareil standard. Il sera cependant équipé de la caméra Beecam, lauréate d’un Sival d’argent en janvier dernier. À l’instar du Trapview, le dispositif prendra une photo par jour des plaques de capture, poursuit la même source ajoutant qu’en revanche, le comptage se fera de manière générale, sans distinction d’espèce. En achetant la version standard, les utilisateurs n’auront pas accès aux clichés mais uniquement aux relevés, disponibles sur un serveur. « Le vigneron recevra une alerte, par SMS ou par mail, lorsque les plaques seront saturées ou en cas de vol massif », explique Thierry Corbiere, responsable marketing chez Advansee. Il sera quand même possible de récupérer les images des plaques, moyennant un abonnement supplémentaire, qui s’élèvera au minimum à cinq euros par mois. Néanmoins, le coût de l’appareil devrait s’avérer plus intéressant que celui de son concurrent, puisqu’il est estimé autour de 300 euros, ajoute le site d’information.

D’autres projets sont dans les cartons, comme le Z-trap, produit par la start-up américaine Spensa. Ce piège utilise des mesures d’impédance pour la reconnaissance et le comptage des insectes. Il devrait être mis sur le marché en 2017, informe le site d’information Pleinchamp. Du nouveau à prévoir également du côté de l’entreprise française SIConsult, qui planche sur un piège connecté, en partenariat avec la coopérative Qualisol. En attente de financements, les ingénieurs travaillent à lever les différents freins techniques, comme le changement automatique des plaques de capture dans les zones à forte pression, conclut la même source.

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