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Place de l’agriculture dans la région de Fès-Meknès

L’agriculture, un des secteurs clés pour le développement de la région de Fès-Meknès.

Le secteur agricole est l’un des secteurs prometteurs de la région de Fès-Meknès. En effet, la superficie agricole utile au niveau de la région Fès-Meknès est estimée à 1.335.639 hectares, soit 15% de la superficie agricole utile nationale.

La superficie totale des terres irriguées est de l’ordre de 1.251.456 hectares, soit 93% de la superficie totale des terres agricoles de la région.

La Région bénéficie ainsi d’un grand patrimoine foncier arable (environ 1,4 million ha), d’un climat favorable, de ressources humaines importantes quantitativement : plus de 1,7 million de ruraux, et qualitativement : ce potentiel humain est renommé pour un savoir-faire touchant les diverses branches de ce secteur (systèmes agro-sylvo-pastoraux traditionnels, mobilisation des ressources en eau…), des conditions pédoclimatiques en général favorables pour la mobilisation des grandes surfaces destinées à la céréaliculture et aux cultures maraîchères, des sols riches, globalement à fort potentiel productif notamment le plateau du Saïs, les vallées de Tigrigra, la Haute Moulouya, le plateau du Guigou,…

La contribution de la région à la production céréalière nationale demeure importante, elle est de l’ordre de 21 % lors de la campagne 2011-2012.

La culture céréalière a enregistré une production totale de près de 11 millions de quintaux. Elle est constituée du blé dur, du blé tendre, de l’orge et du maïs.

Le Blé tendre est de loin la céréale la plus cultivée dans la région. En effet, la culture du blé tendre représente 52% de la production céréalière dans la région. Le blé dur occupe la deuxième place avec 28% de la production suivi de l’orge avec 20%.

Ces productions procurent à la Région une vocation agricole évidente avec une production  végétale très variée, des céréales de toutes sortes aux cultures industrielles (tournesol, colza, soja…) en passant par les légumineuses, l’arboriculture fruitière (pommier, pêche, poirier, prunier, cerisier, cognassier, grenadier, vigne, amandier, noyer, dattier) et les espèces tropicales, aussi offrent-elles des opportunités de production de plants de fraisiers, des semences de betterave sucrière et des semences de pommes de terre notamment sur l’axe Ifrane-Khénifra et la tomate à Saïss.

Cependant, le secteur agricole souffre également d’une multitude d’insuffisances et de contraintes qui entravent son évolution. Le morcellement de la propriété agricole l’empêche souvent d’être rentable ainsi que l’extension urbaine et la spéculation sur les terres au détriment de la propriété agricole.

A l’exception des plateaux de la Moulouya centrale, qui offrent un climat doux par rapport au reste de la région et des terres cultivables, l’activité agricole demeure tributaire de la pluie et des eaux souterraines, ce qui se répercute négativement sur la surface cultivée et sur la production d’une année à l’autre.

Par ailleurs, l’absence des technologies modernes et l’utilisation des méthodes traditionnelles par les petits agriculteurs entraînent des rendements faibles.

En outre, la multiplicité des structures foncières (Melk, les terres collectives, les terres d’Etat, les terres des Guich…) complique davantage la situation.

Sans oublier l’érosion des sols, la désertification et l’appauvrissement du terroir en minéraux qui entraînent un rétrécissement des terres cultivables et une détérioration des pâturages.

Avec la Direction Générale des Collectivités Locales

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