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Dessalement d’eau mer pour combattre le stress hydrique

Dessalement d’eau mer pour combattre le stress hydrique

Le dessalement d’eau mer pour combattre le stress hydrique.

A l’heure des changements climatiques avec leur lot de contraintes et d’enjeux complexes et variés liés à la gestion des ressources hydriques, le recours aux techniques de dessalement de l’eau de mer s’impose en tant que solution efficace et pertinente pour parer au déficit en cette matière vitale dans les régions littorales soumises à un fort stress hydrique.

Conscient des défis liés à la sécurisation de l’approvisionnement en eau et de la nécessité de mobiliser d’autres ressources  »non conventionnelles », le Maroc s’est tourné depuis des années vers le dessalement de l’eau de mer en vue de répondre aux besoins en eau dans les villes côtières des provinces du Sud, une stratégie amenée à se développer davantage à la faveur de nouveaux projets dans d’autres régions du Royaume.

Initiée dans le but de soutenir le développement durable du Maroc, en satisfaisant les besoins de la croissance et en anticipant sur les effets imprévisibles du réchauffement climatique, la stratégie nationale de l’eau, adoptée en 2009, a intégré la mobilisation des eaux non-conventionnelles, tels que le dessalement d’eau de mer et la déminéralisation des eaux saumâtres qui constituent une source d’approvisionnement en eau et un potentiel de production d’eau potable indéniable.

Déjà en 1973, le Plan directeur national de l’approvisionnement en eau potable faisait ressortir la nécessité de faire appel au dessalement des eaux saumâtres et de l’eau de mer comme solution d’approvisionnement en eau potable.

Depuis, l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE) a réalisé plusieurs projets portant sur la construction, l’exploitation et la maintenance de stations de dessalement, essentiellement dans les provinces du Sud, pour des raisons d’aridité de climat, de rareté des ressources en eau conventionnelles, mais aussi de la disponibilité des ressources d’eau de mer et de la compétitivité, en termes de coût, du dessalement par rapport à d’autres moyens d’alimentation en eau potable.

L’expérience probante accumulée au fil du temps par l’Office en la matière lui ont permis, en effet, d’acquérir un savoir-faire important utile pour le développement de son futur programme de dessalement. Le choix de la technologie de l’ONEE, basé sur les critères d’optimisation des coûts d’investissement et d’exploitation, a été porté, dès le début des années 90, sur le procédé d’osmose inverse. Les évolutions technologiques de l’osmose inverse, par rapport aux technologies de distillation, durant les 20 dernières années, ont confirmé ce choix.

C’est, en effet, en 1975 que la première installation de déminéralisation par électrodialyse de l’eau saumâtre a été installée dans le centre de la ville de Tarfaya, avec une capacité de production de 75m3/j.

Deux ans plus tard, la ville de Boujdour s’est vue doter d’une unité de distillation par compression mécanique de vapeur, produisant 250m3/j d’eau douce à partir de l’eau de mer.

Le manque des ressources en eau dans les provinces du Sud et le développement socio-économique de la région a conduit l’ONEE à accentuer davantage ses efforts en matière d’utilisation des techniques de dessalement d’eau de mer pour répondre aux besoins sans cesse croissants de la population.

Ainsi, pour l’approvisionnement de la ville de Laâyoune, l’ONEE a ainsi réalisé en 1995 une station de dessalement de l’eau de mer avec une capacité de près de 7.000 m3 par jour, une productivité qui s’est renforcée pour se situer actuellement aux environs de 26.000 m3/j après la réalisation de deux tranches en 2005 et 2010, selon le directeur régional des provinces du Sud de l’ONEE (Branche Eau), Abdeslam Joulid.

La ville d’El Marsa, le Centre de Foum El Oued et le village de pêcheurs Tarouma dans la province de Laâyoune sont également approvisionnés au moyen de cette technique de dessalement. Dans la ville de Boujdour, une nouvelle station de dessalement vient d’être mise en service dans le cadre du nouveau modèle de développement des provinces du Sud avec une capacité de production atteignant 7.000 m3 par jour permettant ainsi de satisfaire les besoins de la ville à moyen terme.

Aujourd’hui, l’ONEE dessert une dizaine de localités en eau potable à partir du dessalement d’eau de mer ou de déminéralisation des eaux saumâtres, totalisant une capacité en service de l’ordre de 100.000 m3/jour. Ces localités sont principalement Lâayoune, Boujdour, Dakhla, village de pêcheurs à Sidi El Ghazi, Daoura, et Roc Chicco, Tan Tan, Akhfénir, Tarfaya, Tagounite et khénifra.

D’autres projets de dessalement, mais aussi de déminéralisation, sont en cours de développement par l’Office à l’horizon 2020, totalisant une capacité d’environ 300.000 m3/j, notamment à Lâayoune, Dakhla, Sidi Ifni, Zagora, Tarfaya, Tan Tan, Agadir, Al Hoceima et Khouribga.

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