agriaffaires
monsanto
informia
Accueil / L'invité / Mohammed Fikrat PDG de Cosumar: « La campagne sucrière 2016 se déroule dans de bonnes conditions »

Mohammed Fikrat PDG de Cosumar: « La campagne sucrière 2016 se déroule dans de bonnes conditions »

Entretien avec Mohammed Fikrat, Président Directeur Général de la société Cosumar.

En 2015, la production de sucre blanc issue des plantes sucrières cultivées localement a atteint 510.000 tonnes. La sucrerie emploie près de 180 employés permanents toute l’année et 1000 travailleurs occasionnels. Nos confrères de LaVieÉco.com ont pu s’entretenir avec Mohammed Fikrat, le Président Directeur Général (PDG) de Cosumar, dans une interview très complète que nous partageons avec vous.

Bilan de la campagne sucrière de la société Cosumar en 2016Comment se porte l’activité de Cosumar durant cette année?

La campagne sucrière 2016 se déroule dans de bonnes conditions cette année et nous planifions d’atteindre nos objectifs en matière de production de sucre blanc. Les sucreries des régions de Doukkala, Tadla, Moulouya, Gharb et Loukkos réalisent de bonnes performances et ce grâce à un engagement au quotidien conjugué aux efforts et soutien de nos partenaires: les 80000 agriculteurs agrégés, les membres des comités techniques régionaux, les transporteurs et les collectivités locales. En 2015, la production de sucre blanc issue des plantes sucrières cultivées localement a atteint 510.000 tonnes et nous espérons cette année dépasser cet objectif. L’activité raffinage qui est localisée à Casablanca assure pour sa part le traitement du sucre brut importé pour assurer le complément de la production de sucre blanc et garantir l’approvisionnement régulier du marché marocain.

Comment évaluez-vous la production de la betterave dans la région ou encore son taux de rendement par rapport aux autres régions ?

La betterave est cultivée dans la région sur 21.500 hectares. Elle est la plus importante en termes de volume de tonnage traité. La sucrerie des Doukkala emploie près de 180 employés permanents toute l’année et 1.000 travailleurs occasionnels lors de la période des campagnes saisonnières qui s’étalent d’avril à juillet. Le principal atout de la sucrerie est qu’elle constitue un véritable pôle agro-industriel qui contribue au développement socioéconomique de toute la région de Doukkala. Plus 2 millions de journées de travail sont générées depuis la récolte jusqu’à livraison des plantes au centre de réception de l’usine. L’usine compte près de 20.000 agriculteurs partenaires qui sont accompagnés tout au long du cycle de croissance de la betterave jusqu’à l’arrachage, sous la planification et la supervision du Comité technique régional du sucre. Il faut savoir aussi qu’actuellement le rendement moyen est de 83t/ha et nous projetons d’atteindre les 85t/ha en fin de campagne. Ce sont de bons résultats et témoignent des efforts que nous fournissons et grâce au soutien de nos partenaires locaux.

Où en êtes-vous concernant le taux de couverture que vous ciblez à l’horizon 2020 ?

Le taux de couverture des besoins par la production nationale a atteint 42% en 2015, ce qui représente une production de sucre blanc de 510.000 tonnes, en hausse de 7% par rapport à la campagne précédente. Cosumar s’est engagé depuis plusieurs années pour une filière sucrière plus performante, compétitive et pérenne et ceci dans le cadre d’un partenariat solidaire avec l’ensemble des acteurs de son écosystème. Sous l’égide de l’interprofession FIMASUCRE  et en adéquation avec les objectifs du Plan Maroc Vert, un premier contrat-programme national fut signé en 2008 puis en 2013. La feuille de route a pour objectif, d’une part, la mise à niveau de la filière et, d’autre part, l’amélioration du taux de couverture des besoins nationaux en sucre à partir de la valorisation des plantes sucrières produites localement à plus de 56% à l’horizon 2020.

Le groupe dispose de solides relations avec ses partenaires agriculteurs. Jusqu’à quel point êtes-vous engagé auprès de ces partenaires?

C’est un engagement de longue date et qui se traduit par des actions au quotidien. Le groupe, en tant que modèle d’agrégateur de 80.000 agriculteurs et investisseur agro-industriel responsable, a comme priorité la promotion et le développement de l’amont agricole. Nous accompagnons les agriculteurs partenaires sur le plan financier, technique et social. Ce rôle d’agrégateur s’articule autour de plusieurs actions, à savoir un soutien financier et un encadrement technique des producteurs des plantes sucrières, une prise en charge du transport de la production agricole vers les usines de traitement, une garantie de transparence lors de l’agréage de la plante sucrière dans les centres de réception modernisés et automatisés, une garantie d’achat de la totalité de la production au prix contractuel, un accès aux résultats de la R&D sur les plantes sucrières menés dans des centres techniques dédiés, un fonds de solidarité pour protéger les agriculteurs en cas de mauvaises récoltes dues aux aléas climatiques dans le cadre de l’interprofession FIMASUCRE et un accompagnement social des familles d’agriculteurs à travers l’assurance maladie, les primes d’encouragement aux études, les prix aux meilleurs agriculteurs entre autres. Toutes ces actions ont permis d’augmenter annuellement les revenus des agriculteurs betteraviers de plus de 10%.

Et si on vous demandait, pour finir, un mot sur les actions que vous menez dans le cadre de la RSE?

La stratégie RSE du groupe traduit une réelle implication et une volonté manifeste de nous engager au quotidien pour la création de valeurs partagées avec l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème. Tant dans le domaine environnemental, social, financier, de l’éducation, dans le mécénat, les programmes sont multiples et répondent à un seul objectif : un acteur socioéconomique responsable et engagé pour une filière sucrière performante et durable.

Regardez aussi

Une assurance crédit à l’export répond aux besoins de sécurisation

Tout savoir sur l’assurance à l’export des exportateurs agricoles

Une assurance-crédit à l’exportation couvre l’exportateur contre les risques à l’export, quelles sont les garanties? …

Chargement...