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Les conseils d’Abdesselam: Les terres en jachère dans la céréaliculture

Comment optimiser l’eau dans les terres en jachère ? Les conseils d’un agriculteur marocain.

Abdesselam-AbidAbdesselam Abid est un agriculteur de la région de Abda à Jamaat Shaim dans la commune Lahdar.

Sur 86 hectares (dont 50 ha propres et 36 hectares loués), Abdesselam Abid est céréaliculteur, éleveur et producteur d’aliments de bétail.

Abdesselam Abid met à profit sa riche expérience et ses compétences précieuses au profit des agriculteurs marocains. Merci.

Dans la céréaliculture, les méthodes de préparation du sol sont semblables, que l’on cultive du blé tendre du blé dur ou de l’orge. Il existe deux types de pratiques : jachère et irrigué, nous nous concentrerons uniquement sur la pratique jachère.

Comme tout le monde le sait, la terre en  jachère se repose un an, c’est à dire qu’elle ne sera pas semée mais devra être travaillée. Cette méthode représente entre 70 et 80% des terres agricoles qui produisent des céréales au Maroc. Au cours de la période de repos, la terre doit être retournée après les premières précipitations. Cela permet de maintenir la proportion d’eau dans le sol et d’éliminer les mauvaises herbes, les insectes qui vivent sur les plantes et les grains après la plantation seront aussi réduits en petit nombre.

Comme nous le savons, les besoins en eau pour les céréales sont de l’ordre de 4000 tonnes par hectare par an, c’est à dire des  précipitations de 400mm d’eau par an afin d’obtenir une bonne rentabilité.

Lorsque l’on parle de précipitations dans le bulletin météorologique, par exemple, 1 mm représente un litre d’eau par mètre cube. Les précipitations au Maroc ne sont pas suffisantes, en particulier dans les régions connues pour la culture des céréales, comme ma région de Abda, où les pluies sont d’environ 250 à 300mm. Parfois elles sont beaucoup plus faibles et irrégulières et parfois elles tombent au moment où nous n’en avons pas besoin.

Des études ont montré que les terres qui se reposent pendant un an conservent 20 à 30% de l’eau des pluies tombées pendant cette période. Par exemple, s’il y a 300 mm de précipitations durant une année, 60 jusqu’à 75 mm d’eau seront retenus par la terre l’année suivante. Si la terre est bien retournée et soumise à une quantité suffisante de soleil, l’agriculteur obtient une bonne production.

Mes conseils:

Je vous conseille donc de bien retourner votre terre pendant l’année de repos de rotation culturale. Cette pratique permettra au sol d’emmagasiner 20 à 30% d’eau en plus et d’éliminer les mauvaises herbes. Vous pourrez ainsi  obtenir une production de qualité.

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  • Youcef Batel

    Intéressant article mais il y a une faute sur le rendement à l’ha: 4000 tonnes/ha. Ça doit être du 4 tonnes ou de 4000 kg.

    • Abid Abdesselam

      Bonjour si Youssef effectivement l’erreur est du à un petit incident, en fait les 4000 tonnes par hectare ce sont les besoins de la culture des céréales en eau c’est à dire des précipitations de 400mm de pluie par an.
      Le même article en version arabe ne contient pas cette erreur.
      Merci pour votre remarque et votre comprehension.

      • Youcef Batel

        Amicalement!