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Bonnes perspectives d’évolution du secteur des pommes de terre au Maroc

Mauro Buratti est optimiste pour le secteur des pommes de terres et des oignons au Maroc.

Lors d’une interview, Mr. Mauro Buratti, spécialiste en culture de la pomme de terre et des oignons, nous parle de son expérience dans le domaine et des perspectives d’évolution pour ces spéculations au Maroc.

Mauro Buratti, expert agricole de l’institut professionnel de Vicenza (Italie), cumule à ce jour une expérience de trente ans dans la culture, le stockage, la transformation et la vente de pommes de terre et d’oignons.

« J’adore la nature et le secteur agricole, en particulier, les cultures de pommes de terre et d’oignons. Au cours de ces années, j’ai suivi les exploitations agricoles qui se sont développées et spécialisées dans ces cultures. J’ai acquis ces expériences au fil des ans grâce aux innovations trouvées sur le marché européen et aussi en comparant et en étudiant les problèmes rencontrés dans les exploitations agricoles, avec des entreprises importantes qui traitent ces cultures, du semis à la récolte et du stockage à la vente », déclare Mr. Buratti.

Les pays les plus avancés dans les techniques de production de la pomme de terre et des oignons

« D’après mon expérience dans ces cultures, les pays les plus développés se trouvent dans le nord de l’Europe, chaque pays du nord de l’Europe a sa propre expérience. Nous trouvons des pays experts dans la culture, des experts en conservation, experts dans la construction de machines pour la récolte, de machines de stockage et de machines pour le traitement final.   Grâce à la technologie de culture, de transformation et de stockage utilisée dans ces pays, ces légumes sont cultivés, récoltés et stockés comme une culture simple (par exemple le blé), ce qui réduit les coûts et est compétitif sur les marchés mondiaux. »

Le secteur de pomme de terres et des oignons au Maroc 

« J’aime le Maroc et si j’avais l’occasion de venir travailler et vivre dans ce pays, je partirais immédiatement sans y penser.

Le Maroc est un pays en évolution dans divers secteurs, de l’industrie à la construction en passant par l’agriculture.

Dans le secteur agricole, il existe encore de nombreuses cultures qui peuvent se développer comme la pomme de terre et l’oignon.

Comme je l’ai remarqué au Maroc, la pomme de terre et l’oignon sont davantage cultivés pour un usage interne dans ce pays, où l’on pourrait penser à produire en plus grande quantité avec de nouvelles variétés de pommes de terre et d’oignons.

Il existe différentes variétés de pommes de terre provenant de l’industrie et celles destinées à la consommation fraîche. Au Maroc, vous pouvez développer l’industrie de la pomme de terre en lui offrant plusieurs possibilités d’investissement. Et avec des pommes de terre fraîches, vous pouvez développer d’autres opportunités et exporter. La même chose est vraie pour l’oignon aussi.

Pour créer ces opportunités, il faut investir et y croire, il y a encore beaucoup d’espace pour ces cultures au Maroc et il y a beaucoup à développer. »

Nouvelles techniques de production et de conservation

« Les nouvelles techniques de production de ces légumes sont toujours en évolution.  Nous avons toujours de nouvelles variétés chaque année pour les pommes de terre et les oignons. Partant des nouvelles variétés résistantes aux maladies fongiques à celles avec une meilleure production par hectare, ayant plus de matière sèche. »

« Pour l’industrie, il est difficile de dire quelles sont les nouvelles techniques car elles changent très rapidement. Chaque producteur est différent par le terrain ou le type de fertilisation qu’il utilise et autres facteurs. Les producteurs doivent suivre ces paramètres un par un. J’ai fait cette évaluation ici en Italie. »

« Nous techniciens, donnons les meilleurs conseils pour chaque entreprise en fonction de la taille. Les petites entreprises agricoles sont celles de moins de 10 hectares, les entreprises moyennes ont des superficies allant de 10 hectares à 50 hectares, le reste étant considéré comme de grandes entreprises. Sur la base de ces dimensions, il existe une technique différente de culture, de récolte, de stockage, de traitement final et de commercialisation de l’exportation à grande échelle. »

 

Nos remerciements à Monsieur Mauro Buratti. Propos recueillis.

 

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