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Baisse des prix des agrumes, quelles solutions
le prix de vente des agrumes au gros est actuellement de 15 centime le kilo, tandis qu’au détail il est de 3 à 4 DH le kilo - (DR:ph)

Baisse des prix des agrumes, quelles solutions ?

Les producteurs des agrumes du Souss Massa étudient des solutions suite à la baisse des prix.

Dans la Région Souss Massa, le prix de vente de la clémentine a connu une forte chute. En effet, son prix de vente au gros est actuellement de 15 centime le kilo, tandis qu’au détail il est de 3 à 4 DH le kilo.

Suite à cela, certains producteurs préfèrent laisser le fruit sur pied et ne pas procéder à sa récolte, car les prix ne répondent pas à leurs attentes. De plus, la baisse des prix empêche les agriculteurs de couvrir leurs charges financières. Ainsi, 30 à 40% de la production est concernée.

La Chambre Régionale d’Agriculture du Souss Massa a organisé une table ronde, afin de faire face à cette situation critique que traverse le secteur et de proposer des solutions d’amélioration. La filière agrumicole a connu plusieurs variations, tant au niveau des conditions climatiques que des problèmes liés à la commercialisation. De plus, cette année, il y a eu une sur-offre car le secteur commence à atteindre sa vitesse de croisière de production par hectare, étant donné que les arbres produisent des tonnages normaux. Cependant, ni le marché à l’export, ni le marché local ne proposent des prix qui permettent aux producteurs d’honorer leurs engagements, nous rapporte l’Economiste.

Le Directeur de l’Office de Mise en Valeur Agricole (ORMVA) de la Région Souss Massa a affirmé qu’«actuellement l’effort doit être mis sur l’amélioration des conditions de commercialisation du marché intérieur. Il serait souhaitable de regrouper les agriculteurs sous forme d’agrégation autour des stations de conditionnement pour permettre de vendre des produits de qualité, sur les marchés locaux et extérieurs ».

Face à la surabondance de l’offre, on peut souligner deux types de contraintes.  La première, concerne  la capacité de conditionnement qui est et reste inférieure au tonnage de clémentine. Concernant la deuxième,  les marchés traditionnels d’exportation n’arrivent pas à absorber l’ensemble de la production marocaine. On pense notamment aux marchés russes, européens et américains, ajoute la même source.

La première solution proposée concerne la structuration du marché local dans le but que toute la production passe par les stations de conditionnement. L’objectif consiste d’assurer un produit qui réponde aux normes internationales, et de stabiliser les prix de sorte qu’ils deviennent à la portée du consommateur marocain, et aussi de garantir un prix décent aux producteurs. Avec cette méthode, l’intervention des intermédiaires sera limitée et la station jouera son rôle de stabilisation du fruit. Toutefois, une grande partie des petits et moyens agriculteurs n’ont pas encore la possibilité d’accéder aux stations de conditionnement afin de valoriser leurs produits, étant donné que le nombre de stations de conditionnement est très limité par rapport à la quantité produite en agrumes.

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