agriaffaires
monsanto
la référence de l’agriculture
Accueil / Actu Entreprises / COPAG / Abdellatif Aït Azizou, agriculteur à Hansala (Taroudant)

Abdellatif Aït Azizou, agriculteur à Hansala (Taroudant)

Abdellatif Aït Azizou, agriculteur à Hansala (Taroudant).

Notre invité Abdellatif Aït Azizou, est agriculteur et éleveur à Hansala, dans la province de Taroudant. Pour AgriMaroc.ma il s’ouvre sur son métier, son histoire et sur ses projets…

Abdellatif Aït Azizou, agriculteur à Hansala (Taroudant)AgriMaroc.ma: Pouvez-vous nous présenter votre exploitation?
Abdellatif Aït Azizou: Notre exploitation se situe à Hansala, dans la région de Taroudant. 

Il s’agit d’une exploitation familiale d’une superficie de 120 hectares. En terme de production agricole, notre exploitation est relativement diversifiée. Mais notre principale source de production reste les agrumes, qui occupe une superficie de 55 ha.

En dehors des agrumes, nous produisons de la vigne de table et du melon. Nous faisons également du maraîchage: notamment du concombre et du piment vert. Au sein de notre exploitation, nous respectons une rotation culturale afin de préserver la qualité du sol. 

Depuis 1996, j’ai pris en main toute l’activité de l’exploitation et en 2008, nous avons fait le choix d’investir dans la production animale, avec un cheptel qui compte aujourd’hui 150 têtes.

la COPAG joue un rôle important pour l’agriculteur, de la production, en passant par l’encadrement et la formation et jusqu’à la commercialisation

AgriMaroc.ma: Vous êtes adhérent à la COPAG, pourquoi ce choix?
Abdellatif Aït Azizou: La COPAG est un leader, elle est omniprésente dans la région et elle représente une sécurité pour les agriculteurs qui veulent investir. La COPAG c’est avant tout la force d’une coopérative qui nous permet d’exister face à la concurrence notamment sur les marchés internationaux. C’était un choix logique.

Par ailleurs je tiens à souligner qu’à travers la COPAG nous bénéficions d’un encadrement technique qui nous permet d’améliorer notre productivité et donc notre rentabilité. Pour vous donner un exemple, j’ai créé mon élevage en 2008 et je n’ai adhéré directement à la COPAG qu’en 2012, car il faut remplir certains critères. Et bien depuis 2012, mon amélioration a été significative grâce à l’appui de la coopérative alors que j’éprouvais beaucoup de difficultés auparavant.

En conclusion la COPAG joue un rôle important pour l’agriculteur, de la production, en passant par l’encadrement et la formation et jusqu’à la commercialisation.

Au niveau formation, la COPAG dispose de nombreux partenaires nationaux et internationaux, qui nous permettent d’améliorer continuellement nos méthodes de production. Aujourd’hui le monde entier évolue rapidement, et nous devons nous aussi nous former, disposer des dernières technologies et des dernières nouveautés pour être compétitifs, et ça la COPAG nous l’assure grâce à son poids. 

surexploitation des ressources de la région qui a engendré une baisse significative au niveau de la nappe phréatique.

AgriMaroc.ma: Quelles sont les difficultés que vous avez pu rencontrer lors de cette dernière campagne agricole ?
Abdellatif Aït Azizou: Ces dernières années, nous avons pu remarquer un déficit hydrique dans la région de Taroudant qui a énormément affecté la campagne agricole 2015-2016.

Abdellatif Aït Azizou, agriculteur à Hansala (Taroudant)La sécheresse a engendré une baisse de la production agrumicole marocaine.

Dans la région du Souss, l’absence de pluies (en début de saison) et les températures élevées (au cours de la campagne) ont également contribué à une baisse dans la production des agrumes. La sécheresse reste vraiment la principale préoccupation.

Sur le plan commercial, il y a une absence de circuits commerciaux pour les produits agrumicoles. Ou disons qu’ils ne sont pas suffisamment explorés. Nous pouvons mieux faire.

Pour revenir sur le déficit hydrique, dans la région de Taroudant, ce dernier joue un rôle inhibant dans l’amélioration de la productivité. Il y a eu une surexploitation des ressources de la région qui a engendré une baisse significative au niveau de la nappe phréatique.

Enfin, les tarifs progressifs d’électricité, dans la région, causent eux aussi un problème majeur pour le bon déroulement de la production.

orienter notre production vers des variétés d’agrumes qui sont localement commercialisées, telles que les Maroc Late et les Clémentines

AgriMaroc.ma: En ce sens, quelles solutions apporter à court et à moyen terme pour ces problématiques? Enfin quels sont vos objectifs ou vos projets ?
Abdellatif Aït Azizou: À court terme, nous avons décidé de créer un puit collectif, pour 8 agriculteurs voisins, afin de faire des économies d’eau. C’est notre priorité.

En production végétale, nous souhaitons orienter notre production vers des variétés d’agrumes qui sont localement commercialisées, telles que les Maroc Late et les Clémentines, qui sont réputées pour leur valeurs agronomiques à l’échelle nationale et internationale.

À long terme, nous souhaitons introduire la technique du Biogaz qui pourra se rendre utile dans la production de chaleur et d’électricité. De plus, le digestat est utilisable comme fertilisant. Dans le cadre d’économie d’énergie, nous songeons à investir dans des panneaux photovoltaïques afin de réduire les dépenses en électricité.

AgriMaroc.ma: Un dernier mot à adresser à nos lecteurs ?
Abdellatif Aït Azizou: Il est important de souligner, qu’aujourd’hui, il existe un surplus de la demande en eau et une baisse des ressources disponibles. Cette situation a pour conséquences: une augmentation dans les coûts, une difficulté dans les procédures mais aussi dans les offres de services.

Je pense qu’il est nécessaire que les filières agricoles bénéficient de subventions et de financements quand il s’agit des ressources hydriques et des énergies renouvelables afin qu’elles puissent développer la chaîne agricole.

Merci à Monsieur Abdellatif Aït Azizou.

* Ce contenu est la propriété d’AgriMaroc.ma. Toute demande de reproduction, partielle ou complète doit être formulée à contact@agrimaroc.ma
** Crédit photos: AgriMaroc.ma

Pour recevoir la Newsletter AgriMaroc.ma sur l’actualité des professionnels
Newsletter AgriMaroc.ma

Regardez aussi

Jawad Chami: «Le SIAM 2017 est riche en nouveautés»

Jawad Chami: «Le SIAM 2017 est riche en nouveautés»

Jawad Chami, Commissaire général du SIAM l’annonce: «Le SIAM 2017 est riche en nouveautés». En quoi …

Chargement...